Wikileaks révèle que les partis politiques auraient profité de sommes détournées par Omar Bongo.
Après le Pentagone, après la Maison Blanche ou encore le Moyen-Orient, le site internet Wikileaks s’attaque à la diplomatie africaine. Selon le site de renseignement américain, près de 30 millions d’euros auraient été détournés de la Banque des Etats d’Afrique centrale par le défunt président gabonais Omar Bongo.

Les partis politiques français soupçonnés
C’est le site espagnol El Pais qui a révélé l’information mercredi. D’après des notes diplomatiques américaines divulguées par Wikileaks, l’argent détourné par Omar Bongo aurait aussi profité à des partis français
Cette information a été donnée juste après la mort d’Omar Bongo, en juin 2009, par un haut fonctionnaire de la Banque des Etats d’Afrique centrale à un diplomate de l’ambassade américaine au Cameroun, précise le journal espagnol.

Sarkozy et Chirac cités
Selon la même source, “les dirigeants gabonais ont remis une partie de l’argent à des partis politiques français, y compris au président Nicolas Sarkozy”. Cette information est bien évidemment à mettre au conditionnel mais elle alimente une nouvelle fois les soupçons de corruption entre Paris et Libreville.
L’argent aurait profité “aux deux camps, mais surtout à droite”. Dans cette histoire de détournements de fonds, le document implique aussi directement l’ancien président Jacques Chirac.

28 millions d’euros
C’est en fait un audit de la Banque des Etats d’Afrique centrale qui aurait “révélé des malversations liées à la hiérarchie des officiels gabonais”, a indiqué le fonctionnaire à l’origine de cette information.
“L’enquête interne a montré que 36 millions de dollars (environ 28 millions d’euros) ont été détournés via des chèques à des hauts responsables du Gabon”, a expliqué ce haut-fonctionnaire dans les notes diffusés par Wikileaks.
Une incertitude demeure toutefois dans le document révélé. “Cette ambassade n’est pas en mesure de vérifier la véracité de l’accusation selon laquelle des hommes politiques français ont bénéficié du détournement de fonds”, conclut dans sa note l’ambassadeur américain au Cameroun Janet Garvey.
En France, une enquête a été ouverte sur le patrimoine de trois présidents africains et de leurs proches, dont Omar Bongo, suite à une plainte déposée par Transparency International, une ONG spécialisée dans la lutte contre la corruption.

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Répondre à Bongo aurait alimenté les partis français BDP Gabon Nouveau Thu, 30 Dec 2010 00:03:33 | Region MAG Internet Annuler la réponse

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