Les sénateurs et les députés ont approuvé le projet de loi portant révision de la Constitution de la République gabonaise à l’issue d’un vote de 177 voix pour, 16 voix contre et 0 abstention. Le Parlement gabonais, composé de 193 députés, a adopté cette modification de la loi fondamentale portant notamment sur trois paragraphes et articles et qui était très critiquée par l’opposition.

La révision, adoptée à la majorité des 2/3 des votants à la demande du président gabonais, Ali Bongo Ondimba, prévoit, notamment, de nouvelles dispositions, “en cas de force majeure constatée par la Cour constitutionnelle”.

Luc Marat Abila, du Parti démocratique gabonais (PDG au pouvoir) a estimé dans son discours avant le vote à bulletin secret qu’il s’agissait “de corriger certaines faiblesses de l’actuelle Constitution (…)

« La révision est fondée, car elle règle le problème du contentieux électoral, la durée de la transition ou les conditions d’éligibilité du chef de l’Etat”, a-t-il expliqué.

Toutefois, le président de l’Union nationale (opposition), Zacharie Myboto, a quant à lui estimé que “certaines dispositions constituent une porte ouverte à la dictature”.

“Depuis le naufrage de la démocratie, enregistré lors de la révision de la Constitution en 2003, la situation de la loi fondamentale gabonaise va de mal en pis”, a-t-il ajouté, estimant que la révision va permette à l’Exécutif de “régner en maître absolu”.

En 2003, le Parlement gabonais avait adopté une révision constitutionnelle qui instaurait notamment le scrutin à un tour pour toutes les élections politiques et autorisait le chef de l’Etat à briguer plus de deux mandats.

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