Un câble relayé par WikiLeaks relance les rumeurs sur un possible financement de partis politiques français, notamment à droite, par l’ex-président gabonais.
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Le porte-parole de l’UMP Dominique Paillé a jugé jeudi «totalement fantaisiste» une information relayée par WikiLeaks faisant état d’un possible financement de partis politiques français, notamment à droite, par l’ex-président gabonais Omar Bongo.

«Tout cela est totalement fantaisiste. J’invite d’autant plus à la prudence que les notes citées utilisent le conditionnel, ce qui démontre la très grande fragilité de ces accusations», a déclaré Dominique Paillé à l’AFP.

Selon des notes diplomatiques américaines divulguées par WikiLeaks, rendues publiques mercredi par El Pais, près de 30 millions d’euros auraient été détournés de la Banque des Etats d’Afrique centrale (BEAC) par le défunt président gabonais Omar Bongo, principalement à son profit.

Mais selon ces mêmes notes, ces fonds auraient aussi servi à financer plusieurs partis politiques français des deux camps «surtout à droite, en particulier à (l’ancien président français Jacques) Chirac mais aussi Sarkozy».

Rumeurs

Cette information a été donnée quatre jours après la mort d’Omar Bongo, en juin 2009, par un haut fonctionnaire de la BEAC à un diplomate de l’ambassade américaine au Cameroun, laquelle n’a toutefois été «en mesure de vérifier la véracité de l’accusation» visant des responsables hexagonaux.

Des rumeurs de financement de la vie politique française par Omar Bongo ont souvent circulé, en France comme sur le continent africain, sur fond de relations privilégiées entre l’ancien dirigeant gabonais et une grande partie de la classe politique de l’ex-puissance coloniale.

Après la mort de Bongo, l’ancien président Valéry Giscard d’Estaing avait spectaculairement rompu le silence entourant habituellement ce sujet, en affirmant que le président gabonais avait financé en 1981 la campagne présidentielle de Jacques Chirac. L’intéressé avait dénoncé des propos «dénués de tout fondement» et ne relevant que «d’une médiocre polémique».

Côté socialiste, le trésorier du PS Régis Juanico a assuré ce jeudi que son mouvement ne se sentait «en rien concerné». «Il faut rester toujours prudent par rapport au contenu des dépêches diplomatiques qui sont révélées. Ce qui apparait dans ces dépêches, c’est que des fonds avaient été détournés par le président Bongo, une partie de l’argent semble-t-il, serait allé à des partis politiques français», a-t-il dit à l’AFP. Or «le Parti socialiste ne se sent en rien concerné par ces affirmations.»

(Source AFP)

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