Le gouvernement gabonais a vivement dénoncé, la cabale orchestrée ces derniers temps par les médias français à l’encontre de l’ancien chef de l’Etat feu Omar Bongo Ondimba qui serait à l’origine des détournements présumés à la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) estimés à 30 millions d’euros, indique un communiqué officiel dont l’AGP a reçu copie vendredi.

« Profondément surpris par ces allégations grotesques et inopportunes, le gouvernement gabonais tient à préciser que la gestion des ressources des Etats placées à la BEAC est entièrement déléguée à cette institution par les Etats membres de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC). Par conséquent et à aucun moment, un chef de l’Etat, fut-il du Gabon, ne peut ordonner des mouvements sur les comptes de la BEAC, notamment ceux ouverts au siège central », souligne le communiqué.

Les opérations effectuées par les Etats, note le document, sont réalisées à travers un compte domicilié dans chaque direction nationale de la BEAC. Ce compte, poursuit le texte, est ouvert au nom du Trésor public et au Gabon, seul le Trésorier payeur général est le signataire des mouvements de ce compte.

« Le président de la République ne peut donc ni de près, ni de loin être impliqué dans la gestion des comptes ouverts à la BEAC. Il est simplement informé de la situation de ces comptes par son ministre des finances », renchéri le communiqué.

Le gouvernement gabonais avait été informé en 2009, au même moment que ceux des autres Etats de la CEMAC, des malversations financières constatées au bureau de la BEAC à Paris (France). Des détournements qui avaient été confirmés par un audit indépendant, précisant par ailleurs que ces actes de malversations étaient l’oevure de certains agents de la banque centrale agissant pour leur propre compte.

Suite à ce scandale, le président gabonais, Ali Bongo Ondimba avait demandé l’ouverture d’une enquête qui a abouti à l’interpellation de certains cadres gabonais travaillant au sein de cette institution bancaire régionale.

« Devant la gravité des informations rapportées par la presse internationale, le gouvernement gabonais met en garde cette presse et ses complices contre leurs vaines tentatives de déstabilisation. En tout état de cause, il condamne aussi fermement l’implication d’un haut cadre de la BEAC dans la publication grossièrement erronées et visant à salir la mémoire de feu Omar Bongo Ondimba (…) », conclu le communiqué.

Cette réaction du gouvernement gabonais, fait suite à des informations circulant ces derniers temps dans les médias occidentaux tirées du tristement célèvre site internet Wikileaks, citant des notes d’un ambassadeur des Etats-Unis, élaborées sur la base des déclarations invérifiables d’un haut cadre de la BEAC au Cameroun.

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