Le retour à Libreville jeudi dernier du Secrétaire exécutif de l’Union Nationale (UN, opposition), André Mba Obame, a suscité un grand intérêt pour les nombreux militants et sympathisants de cette formation politique de l’opposition. Mais ce sont ses propos qui ont le plus retenus l’attention de l’ensemble du pays d’autant plus qu’il a lancé un appel voilé au peuple gabonais au soulèvement. En effet, cet ancien ministre tout puissant de l’intérieur, a déclaré que « la communauté internationale a affirmé avec fermeté, une fermeté insoupçonnable, la nécessité de respecter le seul souhait du peuple. Place donc au président réellement élu par le peuple et dehors, les présidents proclamés par les cours constitutionnelles ».
Les assertions de M. Mba Obame soulèvent de nombreux questionnements notamment : pourquoi tenir un tel discours en citant la communauté internationale comme « témoin » sachant que c’est cette même communauté internationale qui était au Gabon en qualité d’observateur des élections présidentielles du 30 août 2009 ?. Pourquoi profiter des déclarations d’un seul homme dans un documentaire diffusé un an après l’accession à la magistrature suprême du chef de l’Etat Ali Bongo et les présenter au peuple comme étant la vérité absolu ? Que recherche véritablement Mba Obame à ce jour en revenant au pays avec un autre ton ?

Cet ancien ministre de l’intérieur qui était le premier en son temps, à défendre le pays contre les attaques d’une certaine presse française qui pour une raison ou une autre, s’acharnait sur le Gabon et son président, feu Omar Bongo.
« Ce qui a constitué notre faiblesse jusqu’à présent, c’est que les gabonais et les gabonaises savent que tout a été mis en œuvre pour semer le trouble dans leur tête pour écarter le candidat qu’ils ont eux-mêmes élu. (…) Mais maintenant que vous êtes debout il n’est pas question que vous vous asseyez de nouveau », a poursuivi cet ancien défenseur de la sécurité intérieur du Gabon.

Dans le même ordre d’idée, le Secrétaire exécutif de l’UN a pris en exemple la Côte d’Ivoire et a laissé entendre subtilement que la même chose pourrait se produire au Gabon. S’apprête-t-on à vivre une Côte d’Ivoire bis au Gabon ? Sachant que les proches des leaders de l’opposition vivent tous à l’étranger.
De source concordante, Mba Obame s’apprêterait à former son gouvernement, rumeur ou réalité la question reste posée. Wait and see…

1 COMMENTAIRE

  1. Une information doit être transmise de manière à éclairer celui qui la reçois en toute objectivité. Le Feu Président BONGO n’a jamais décaissé de l’argent à la BEAC ou effectué un virement bancaire, il n’a fait que donner des ordres à des personnes qui les ont appliqués. Par conséquent, ils sont tous sanctionnables et pourquoi en parler aujourd’hui? quel est l’objectif visé? si ces personnes reconnaissent les mauvaises intentions de l’ordonnateur, dans ce cas pourquoi les avoir appliqués? un homme qui a trahi un chef est capable de trahir tous les chefs avec qui il collaborera tout au long de sa vie politique et professionnelle. Citez moi un nom de Chef d’Etat qui n’a pas orienté de l’argent public pour une utilisation personnelle??? tant que certains intérèts ne sont pas ménacés l’erreur est permise, une fois la donne change on assiste à des comportements médiatiques qui consistent à diaboliser l’ange d’autrefois. la lâcheté n’a jamais été et ne sera jamais un vertu ou une qualité. Ce ne sont pas les détournements qui posent problèmes mais surtout et en premier lieu la légitimité des Chefs d’Etat africains et de tous les collaborateurs qui ont perdu les notions de loyauté et de fidélité. la cupidité oriente nos comportements vers la bestialité, la part du gain a pris le dessus sur les valeurs humaines. Celui qui a sorti l’affaire du Président BONGO est un homme qui mériterai, que l’on s’interresse à son compte bancaire pour savoir combien il reçu pour divulguer une telle info ou de savoir combien de millions d’euros il a dans les transactions effectuées avec le Feu BONGO. Vive la Démocratie

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