D’après une note de l’ambassade des Etats-Unis au Cameroun, l’élite gabonaise aurait détourné de nombreux milliards à la Beac pour leur compte et pour quelques cadeaux aux partis politiques français.
Les révélations Wikileaks des notes de l’ambassade américaine au Cameroun continuent. Après le document de Janet Garvey sur la présence chinoise au Cameroun, un document autrement plus polémique a été publié, faisant état de « cadeaux » d’Omar Bongo à Jacques Chirac et à son successeur, Nicolas Sarkozy.

Ces cadeaux du président gabonais, d’après le document auraient été financés par de gros détournements de fonds à la Banque des Etats d’Afrique Centrale (Beac), détournements pouvant atteindre 30 millions d’euros – 19.6 milliards de francs cfa. Des détournements faits par les hauts fonctionnaires du Gabon à la Beac, chapeautés par Omar Bongo. L’information aurait été transmise à un diplomate de l’ambassade des Etats-Unis à Yaoundé par un haut-fonctionnaire à la Beac.

Le document affirme aussi que Philibert Andzembe, ancien gouverneur de la Beac débarqué en Janvier 2010, aurait placé 500 millions d’euros – près de 330 milliards de francs cfa – sur un placement risqué de la banque française Société Générale.

Traduction de la note
Des hauts fonctionnaires gabonais en exercice à la Banque des Etats d’Afrique Centrale (BEAC) ont comploté pour détourner plus 18.3 milliards de francs cfa – près de 36 millions de $ – des réserves communes aux six Etats de la Communautés Economique et Monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC) sur les cinq dernières années, d’après un contact à la Beac d’un haut placé à l’ambassade.

Lors d’une réunion du 12 Juin avec Poloff, la source, un haut fonctionnaire d’un pays tiers a affirmé que la Beac a découvert la malversations durant les audits internes conduits dans la foulée de la découverte que le gouverneur gabonais de la Beac Philip Andzembe avait placé en secret 500 millions d’euros dans un investissement hautement risqué à la banque française Société Générale.

D’après la source à l’ambassade, l’élite politique gabonaise, incluant l’ancien président Omar Bongo et son fils, le ministre de la défense et présidentiable Ali Bongo ont bénéficié des détournements. La source a affirmé que les fonctionnaires gabonais ont utilisé les détournements pour leur propre enrichissement et, sous la direction de Bongo, fourni des fonds à des partis politiques français, incluant des financements en faveur du président français Nicolas Sarkozy. Fin de la note.

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