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André Mba Obame autoproclamé président du Gabon: « crime de haute trahison »

L’opposant et député gabonais André Mba Obame, qui conteste le pouvoir d’Ali Bongo Ondimba, a « violé gravement » la Constitution et commis « un crime de haute trahison » en s’autroclamant mardi président du Gabon, a affirmé le gouvernement gabonais dans un communiqué.

« En prenant la lourde responsabilité de s’autoproclamer président de la République et en formant une équipe gouvernementale insurrectionnelle », M. Mba Obame, les membres de son équipe et « ceux qui les y ont encouragés et soutenus viennent de violer gravement les dispositions constitutionnelles » du Gabon, selon ce communiqué lu dans la nuit de mardi sur la télévision publique RTG1 par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Jean-François Ndongou.

« La violation de ces dispositions (…) constitue un crime de haute trahison puni par la loi », a ajouté M. Ndongou, parlant depuis Tchibanga (sud-ouest) où le président et le gouvernement séjournent en prélude à un Conseil des ministres sur place jeudi.

Député de Medouneu (nord) et officiellement classé 3e à la présidentielle du 30 août 2009 remportée par Ali Bongo, M. Mba Obame a toujours revendiqué la victoire à ce scrutin à tour unique. Mardi, il a prononcé à Libreville au siège de son parti, l’Union nationale (UN), le serment d’investiture comme président et nommé son « premier ministre », qui a formé « un gouvernement » de 18 ministres.

La Constitution gabonaise stipule notamment que « le Gabon est une République indivisible » et « aucune section du peuple, aucun groupe, aucun individu ne peut s’attribuer l’exercice de la souveraineté nationale ni entraver le fonctionnement régulier des institutions de la République », a rappelé le ministre Ndongou, qui était entouré de ses collègues de la Défense nationale, Pacôme Rufin Ondzounga, et de la Communication, Paul Ndong Nguema.

Selon lui, André Mba Obame et son gouvernement « encourent les sanctions et les peines prévues par la loi », dont « la traduction des intéressés devant les tribunaux compétents, la demande de la levée de l’immunité parlementaire » de M. Mba Obame auprès de l’Assemblée nationale.

Les textes prévoient aussi la dissolution du parti, « la radiation de la Fonction publique des agents de l’Etat concernés ». Le communiqué gouvernemental ne précise pas si toutes ces décisions évoquées étaient avec effet immédiat ou en projet.

« Par ailleurs, le gouvernement se réserve le droit de prendre toute autre mesure légale et réglementaire nécessaires dans cette situation », a poursuivi M. Ndongou.

Il a invité les populations à « vaquer librement à leurs occupations » et à « ne donner aucun crédit à cette situation incongrue et bien inutile », et exhorté les diplomates et étrangers vivant au Gabon à la sérénité.

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