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Gabon : Le sermon du PDG à Mba Obame

Après le gouvernement, le Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) a réagi ce 26 janvier sur la prestation de serment d’André Mba Obame, secrétaire exécutif de l’Union nationale (UN, opposition). Dans sa déclaration que nous publions in extenso, le PDG dénonce un «acte subversif et constitutif de tentative d’atteinte à la sécurité de l’Etat» et prévient que «les actes posés par monsieur André Mba Obame (…) ne pourront en aucun cas faire disparaitre la volonté d’avancer du peuple gabonais».

Le Parti démocratique gabonais (PDG) vient d’apprendre avec étonnement et stupéfaction, la déclaration rendue publique par monsieur André Mba Obame, Secrétaire exécutif de l’Union nationale (UN) sur sa prétendue victoire à la dernière élection présidentielle de 2009.

Au regard de ce qui précède, monsieur André Mba Obame a décidé, en toute liberté, de franchir une nouvelle étape pour défier directement, de la manière la plus absurde et rétrograde, l’autorité de l’Etat investi de tous les pouvoirs, et de remettre ainsi en cause les institutions républicaines légalement constituées et établies.

Depuis plus d’un an, prenant à témoin l’opinion nationale et internationale sur les dérives verbales, les menaces de déstabilisation du régime en place, proférées par le Secrétaire Exécutif de l’UN, qui a pris le loisir et le risque d’ériger la violence, le repli identitaire, la désobéissance civile et la forfaiture en mode de fonctionnement, le Parti démocratique gabonaise, fidèle à ses idéaux de Dialogue-Tolérance-Paix, a souvent appelé à la retenue et fait confiance à la maturité du peuple gabonais.

Après 50 ans d’indépendance et 42 ans de stabilité politique, rien, absolument rien ne peut justifier l’attitude suicidaire, ni l’œuvre barbare de division, d’éclatement et finalement de destruction programmée que cet ennemi de la République tente d’imposer à notre chère patrie.

L’acte subversif et constitutif de tentative d’atteinte à la sécurité de l’Etat, appelle de la part des institutions républicaines, une réaction à la mesure de la gravité des faits.

Cela d’autant que l’annonce mise en cause s’inscrit dans l’esprit et la lettre des propos tenus il y a déjà cinq mois par le Secrétaire exécutif de l’Union nationale tendant au renversement du pouvoir en place, par les armes. Ce dirigeant qui depuis 2007, est accusé d’avoir tenté une partition du territoire national, dans une proposition de négociation pour la vente de l’île Mbanie à un pays voisin. Ce qui au regard de la constitution ne peut que l’amener devant la Haute cour de justice pour «Haute trahison».

Le Président de la République, son Excellence Ali Bongo Ondimba a montré dès les premiers instants qu’il dominerait sa victoire.

Une victoire qui a été celle de la sérénité et de l’humilité sur le dédain, du réalisme sur l’illusion, de la franchise sur l’artifice, bref celle d’une morale que le PDG et son vainqueur opposent à l’Union nationale, dont l’obsession sont de flatter malheureusement aujourd’hui l’intelligence d’une ancienne puissance coloniale, en agitant les vieux épouvantails de la peur.

L’approche illusoire de monsieur Mba Obame, véritable épigone, consiste à penser et à faire croire qu’il est capable d’importer aussi facilement et sans vergogne dans notre pays, des modèles de bicéphalisme politique grossièrement inspirés des régimes avilissants et dictatoriaux encore en vie dans le monde, mais combattus par la communauté internationale.

Le temps des échanges infructueux est largement dépassé, la récréation est terminée. Le peuple gabonais entend vider l’abcès de la contradiction et de la mystification. Dans tous les cas, c’est l’Etat de droit qui doit prévaloir.

Aucun citoyen ne saurait prétendre être au dessus des lois. Aucune formation politique ne peut prétendre porter indéfiniment atteinte au moral de la population en jetant le discrédit sur les institutions publiques et leur fonctionnement.

A la suite de cette énième mise en scène qui ressemble à de la vaine provocation, le peuple gabonais souhaite une fois pour toutes que l’autorité souveraine de l’Etat «assainisse» les esprits, rassure les compatriotes et conduise la justice avec célérité et sévérité.

En cela, le Parti démocratique gabonais appelle à un strict respect des lois et règlement en vigueur pour que l’auteur de cet acte de sédition en assume la responsabilité, toute la responsabilité au regard de l’incidence de tels propos sur l’ordre publique.

Il convient de combattre l’esprit liberticide pour promouvoir la culture du bon sens. La sanction historique de l’Union nationale renvoyée pour longtemps à la redéfinition opposante de ses desseins ne fera pas oublier au peuple que le Gabon sera toujours Gabon, c’est-à-dire un havre de paix.

Les actes posés par monsieur André Mba Obame, cet homme retombé de très haut, retombé de l’ascension sociale, retombé du pouvoir, ne pourront en aucun cas faire disparaitre la volonté d’avancer du peuple gabonais. D’avancer maintenant et résolument à la quête d’une éthique collective.

Le Secrétaire général Adjoint, Chargé de la communication
des Relation publiques porte parole du PDG
Charles Mvé Ella

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