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Gabon: « … il est urgent qu’un dialogue soit ouvert pour trouver des solutions à la situation que nous connaissons », Déclaration du CPPA

La Coalition des Partis politique pour l’Alternance (CPPA, opposition) a souhaité, dans une Déclaration rendue publique vendredi et lue par le président du Centre pour la démocratie et la justice (CDJ, opposition), Jules Aristide Ogoulinguendé, qu’ « au lieu d’afficher de part et d’autre l’importance des rapports de force, il est urgent qu’un dialogue soit ouvert pour trouver des solutions à la situation que nous connaissons ».

Dans cette déclaration qui a été rendue publique par le président du CDJ en présence des responsables du FAR, du MORENA UNIONISTE, du MORENA, du PGP et de l’UN (Dissoute depuis vendredi, ndlr), l’on indique qu’ « il est important de redire haut et fort que le Pouvoir doit se montrer le premier scrupuleux de la légalité pour ne pas donner libre cours à l’indiscipline sociale ».

BIOMÉTRIE ET TRANSPARENCE ÉLECTORALE

En effet, cette sortie qui fait suite aux soubresauts politiques enregistrés depuis le 25 janvier dernier, date de la prestation de serment d’André Mba Obame, suivie de la mise sur pied d’un contre gouvernement, a permis à cette Coalition des partis de l’opposition de réclamer, une nouvelle fois, l’application de la biométrie et la transparence dans le processus électoral au Gabon.

« En raison des troubles qui caractérisent chaque élection dans notre pays depuis la Conférence Nationale de 1990, l’Opposition insiste fortement pour que les techniques et les éléments de la biométrie soient pris en compte dans l’assainissement du fichier électoral national et dans l’établissement des cartes d’électeurs », a rapporté Jules Aristide Ogoulinguendé dont le parti, CDJ figure parmi les formations de la CPPA, l’une des deux composantes de l’opposition gabonaise avec l’Alliance pour le changement et la restauration et (ACR).

Par ailleurs, même si l’on n’évoque pas le climat politique né de l’acte posé mardi dernier par le Secrétaire exécutif de l’Union nationale (UN, parti de l’opposition suspendu), qui serait toujours retranché dans le siège du Programme des Nations unies à Libreville, il n’en demeure pas moins que la CPPA a déclaré que « les changements des paradigmes ne sont pas incompatibles non plus avec le dialogue pour avancer ».

Dans ce contexte, « La répression n’est pas la solution au rétablissement de la sérénité nécessaire. Il est impératif que les sanctions et les autres mesures arrêtées par le Gouvernement soient reconsidérées », a –t-on indiqué dans la Déclaration.

REACTIONS

Mercredi dernier, depuis Tchibanga (sud), un communiqué rendu public par le ministre de l’Intérieur, Jean-François Ndongou, avait constaté et dénoncé la grave « violation des dispositions constitutionnelles »par André Mba Obame avant d’annoncer à travers un arrêté signé vendredi 28 janvier 2011 que l’Union Nationale (UN) a été dissoute pour « non-respect des dispositions constitutionnelles » avec en prime la « défense à toute personne de s’exprimer au nom de cette formation de l’opposition ».

Au chapitres des réactions, l’autre coalition de l’opposition, l’Alliance pour le changement et la restauration (ACR) s’est « réservée le droit d’appeler les siens à une prise de position, allant dans le sens de la préservation des intérêts supérieurs de la Nation » tout comme la Majorité républicaine pour l’émergence a dénoncé « une diversion supplémentaire » des compatriotes de l’Union nationale.

L’Union Africaine (UA) est, pour sa part, montée au créneau mercredi, depuis son siège d’Addis-Abeba (Éthiopie) pour exprimer sa ‘’surprise’’ et sa ’’préoccupation’’, tandis que la Communauté Economique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) a estimé que cette situation « constitue incontestablement une imposture belligène préjudiciable à la paix, à la sécurité et à la stabilité auxquelles la CEEAC et l’ensemble de ses États membres sont fondamentalement attachés ».

Les États Unis d’Amérique (USA) ne sont pas restés en marge puisque la représentation diplomatique de Washington à Libreville a précisé que « Les États-Unis reconnaissent Ali Bongo Bongo Ondimba comme étant le président du Gabon », avant d’inciter « tous les partis à respecter la loi gabonaise et la Constitution », à « faire preuve de retenu » et à encourager le dialogue.

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