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Politique / L’Ambassade de Russie à Libreville confirme la présidentielle de 2009 « transparentes, démocratiques …»

L’Ambassade de la Fédération de Russie au Gabon, dans une déclaration rendue publique ce mardi, confirme son évaluation de l’élection présidentielle de 2009 qui indique qu’elle a été « transparentes, démocratiques et réalisées en conformité avec la Constitution du pays ».

Cette sortie de la représentation diplomatique de Moscou à Libreville fait suite à la prestation, le 25 janvier 2011, d’André Mba Obame, Secrétaire exécutif de l’Union nationale (Parti de l’opposition dissout), qui a également formé un gouvernement pour contester la victoire au président élu, Ali Bongo Ondimba pourtant reconnue par plusieurs pays et organisations internationales.

La déclaration indique donc que « l’Ambassade de la Fédération de Russie au Gabon déclare que le côté russe ne se pose point la question sur la légitimité de la présence au pouvoir de Son Excellence Monsieur le Président Ali Bongo Ondimba », avant de préciser qu’elle réaffirme leurs évaluations « des élections du Président de la République Gabonaise du 30 août 2009 comme transparentes, démocratiques et réalisées en conformité avec la Constitution du pays ».

Dans ce contexte, la représentation diplomatique russe à Libreville a déclaré : « Nous ne voyons aucune raison pour réexaminer les résultats de ces élections ».

Ainsi, conclue –t-elle, « la Fédération de Russie tient à continuer à développer avec le Gabon dirigé par son Excellence Monsieur le Président Ali Bongo Ondimba les relations d’amitié et de la coopération mutuellement bénéfique dans tous les domaines ».

L’Ambassade de la Fédération de Russie réagit après l’intervention des États Unis d’Amérique (USA) qui ne sont pas restés en marge puisque la représentation diplomatique de Washington à Libreville avait précisé que « Les États-Unis reconnaissent Ali Bongo Bongo Ondimba comme étant le président du Gabon », avant d’inciter « tous les partis à respecter la loi gabonaise et la Constitution », à « faire preuve de retenu » et à encourager le dialogue.

Entre temps, L’Union Africaine (UA) était montée au créneau mercredi dernier, depuis son siège d’Addis-Abeba (Éthiopie) pour exprimer sa ‘’surprise’’ et sa ’’préoccupation’’, tandis que la Communauté Economique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) avait estimé que cette situation « constitue incontestablement une imposture belligène préjudiciable à la paix, à la sécurité et à la stabilité auxquelles la CEEAC et l’ensemble de ses États membres sont fondamentalement attachés ».

Durant le 16è sommet des chefs d’Etat et de gouvernement qui s’est déroulé les 30 et 31 janvier 2011 à Addis-Abeba (Ethiopie), le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), Ban Ki-moon, a salué le « leadership » du chef de l’Etat gabonais Ali Bongo Ondimba avant de l’encourager à faire « avancer le développement et la démocratie », dans son pays.

Depuis cet épisode qui a fait bouger les lignes et tendu le climat social, de nombreux partis politiques du pays autant de la Majorité que de l’Opposition sont montés au créneau pour réclamer le dialogue en vue de rétablir la sérénité et la paix qui caractérisent l’évolution démocratique du pays.

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