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Bongo se goberge au Gabon mais…

Le parti d’Obame, qui revendique la victoire à la présidentielle de 2009, a été dissous.

Au Gabon, les révélations de WikiLeaks, la crise ivoirienne, les soulèvements tunisien et égyptien ont fait mouche dans l’opposition. Il y a une semaine, le leader de la Coalition des partis politiques pour l’alternance (CPPA), André Mba Obame, candidat à la présidentielle d’août 2009 face à Ali Bongo, a prêté serment à Libreville comme chef de l’État. Depuis un an, en effet, l’opposition dénonce les fraudes qui ont entaché le scrutin de 2009. À l’image de la Côte d’Ivoire où deux présidents se disputent le pouvoir, André Mba Obame a nommé un gouvernement. Mais la situation s’est tendue. Samedi, le rassemblement de ses partisans dans la capitale a été violemment réprimé et son parti dissous. « Je préfère être un “amateur” de la politique qu’un professionnel du ridicule », a raillé le président Ali Bongo, en digne héritier de son père Omar Bongo, serviteur du néocolonialisme français durant quarante et un ans de pouvoir sans partage. Pourtant, en octobre 2009, un câble diplomatique des États-Unis révélé par le site WikiLeaks indiquait qu’« Ali Bongo (a) inversé le décompte des voix et s’(est) déclaré président ». La présidence du Conseil de sécurité de l’ONU par le Gabon, les réseaux de la Françafrique grassement nourris par la manne pétrolière ont vite étouffé les contestations…

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