Pour défendre la position gabonaise durant le sommet tripartite consacré au différend frontalier Gabon-Guinée Equatoriale à propos de l’île Mbanié jeudi et vendredi prochain à New York (Etats-Unis), le président gabonais Ali Bongo Ondimba ne sera pas seul : Pierre Mamboundou (président de l’Union du peuple gabonais -UPG, opposition), Paul Mba Abessole (président du Rassemblement pour le Gabon RPG, Majorité) et Faustin Boukoubi (secrétaire général du Parti démocratique gabonais – PDG, au pouvoir) font également partie de la délégation de haut niveau qui l’accompagne.

La présence des patrons des trois principaux partis politiques gabonais enrichit la délégation gabonaise et traduit la volonté du chef de l’Etat, appuyé en cela par la quasi-totalité de la classe politique, d’être porteur du consensus des Forces vives de la Nation gabonaise autour des grandes questions d’intérêt national.

C’est en outre une réponse sans ambigüité ni marchandage à la main tendue par le chef de l’Etat gabonais à toutes les intelligences pour une contribution mutualisée à la réflexion précédant toute action, comme on a pu le relever durant les deux semaines écoulées, pendant lesquelles le numéro un gabonais a consulté les Gabonaises et les Gabonais via leurs représentants.

Ali Bongo Ondimba a mis un point d’honneur à expliquer, mais surtout à recueillir les suggestions, avis et conseils devant lui permettre de mieux aborder les discussions à New York, dans le souci de ramener sous un ciel plus serein et placide les relations bilatérales entre les deux pays frontaliers.

La présence de ces leaders politiques gabonais de premier plan (Pierre Mamboundou et Paul Mba Abessole ont été de pugnaces challengers du pouvoir) aux côtés du chef de l’Etat cette semaine aux Nations Unies pour une matière aussi sensible renvoie à la question de l’unanimité des vues sur la cohésion nationale, telle que mise en avant ces dernières semaines.

De nombreux politiques, hommes de clergé, leaders associatifs, membres du patronat et même « la grande muette » ont tenu à rappeler que la République, et par ricochet la Nation gabonaise, est une et indivisible.

Sur le chemin de New-York, le chef de l’Etat gabonais a marqué une escale samedi dernier à Paris pour des entretiens avec les autorités de ce pays, dont son homologue Nicolas Sarkozy, avec qui il a échangé ce lundi.

Jeudi 24 et vendredi 25 février prochains, les présidents gabonais et équato-guinéen, leurs experts, et le Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), Ban Ki –Moon, donneront une suite diplomatique à toutes les démarches entreprises pour dissiper ce différend né depuis les années 70, autour d’une table.

Mis à jour ( Mardi, 22 Février 2011 15:01 )

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