Le Gabon attend une production de manganèse de 5,3 millions de tonnes en 2012, contre 3,2 millions de tonnes en 2010, grâce à l’arrivée d’un nouvel opérateur chinois dans le secteur jusque-là contrôlé par la Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog), filiale du groupe français ERAMET.

Conformément à un accord signé en 2010 avec les autorités gabobnaises, en marge de la visite officielle en Chine du président Ali Bongo Ondimba, la société chinoise CICM Huazhou Gabon SA est titulaire d’un permis d’exploitation à Ndjolé, dans le centre du Gabon.

Le lancement des activités de CICM devrait se traduire par une augmentation de 500.000 tonnes par an de la production nationale de manganèse qui devrait ainsi atteindre 3,7 millions de tonnes en 2011, a annoncé la compagnie chinoise, ajoutant qu’à plein régime, Ndjolé produira 800.000 tonnes par an.

Initialement prévu pour 2009 et 2010, le démarrage de la production du manganèse de Ndjolé devrait finalement avoir lieu en juillet prochain, selon l’accord passé entre la compagnie chinoise et l’Etat gabonais qui s’est engagé à prendre en charge la fourniture d’électricité du projet en réalisant sur le site une centrale hydroélectrique.

Selon les termes de cet accord, CICM Huazhou envisage de construire, en collaboration avec la Société d’exploitation du Transgabonais (Setrag), une voie ferrée de chargement pour relier le site d’exploitation à la gare de triage de Ndjolé.

Selon les autorités gabonaises, la mine de manganèse de Franceville, dans le sud-est du Gabon, exclusivement contrôlée par la Comilog, devrait également être opérationnelle en 2012, pour une production attendue de 500.000 tonnes de manganèse par an.

Le géant mondial BHP Billiton, une compagnie australienne, devrait également faire aboutir un projet d’exploitation de manganèse en 2012.

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