Dans le cadre du renforcement de la politique du plein emploi, le gouvernement de la République réuni mercredi en Conseil des ministres délocalisé dans la ville de Makokou (chef-lieu de la province de l’Ogooué-Ivindo, nord-est), a invité les administrations publiques et privées à privilégier la préférence nationale dans les offres d’emplois , indique le communiqué final lu par le ministre porte-parole du gouvernement, Angélique Ngoma.
Cette décision qui trouve l’assentiment des syndiqués de l’Organisation Nationale des Employés du Pétrole (ONEP) permet, d’après le gouvernement d’«établir dans les meilleurs délais la législation en matière de modalités d’emploi des travailleurs étrangers en République Gabonaise ».

« Il s’agit de définir les critères objectifs d’adéquation Offre et Emploi afin qu’à qualifications et compétences égales, la préférence soit donnée aux travailleurs gabonais pour s’assurer d’un transfert de compétences nationales », précise le ministre Angélique Ngoma dans le rendu du Communiqué final.

A ce titre, poursuit-t-elle, le Chef de l’Etat a instruit le Gouvernement à mener une large concertation avec les partenaires sociaux, secteur par secteur, afin d’élaborer un texte visant, d’une part, à promouvoir l’emploi des jeunes gabonais et d’endiguer l’accroissement du chômage, et, d’autre part, définir les conditions d’accueil des travailleurs étrangers susceptibles de participer au développement de notre pays par l’apport de leur savoir-faire.

Dans un préavis de grève déposé sur la table du gouvernement le 21 mars dernier, le secrétaire général adjoint de l’ONEP, Hans Landry Ivala faisait remarquer que les décrets 277 du 31 mai 1968 et celui de 663 du 5 juillet 1972 réglementant l’emploi de la main d’œuvre étrangère au Gabon étaient devenus caduques d’où l’urgence de les réactualiser en vue de répondre au contexte actuel.

« Nous sommes convaincus aujourd’hui que la notion de quotas de la main d’œuvre étrangère dans les entreprises en république gabonaise n’est plus d’actualité, car elle s’apparente à garantir une proportion d’emplois aux expatriés, lorsqu’on sait que le taux de chômage au Gabon est suffisamment élevé », avait-t-il relevé.

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