Le directeur de l’Ecole nationale des eaux et forêts (ENEF), Athanase Boussengue, s’est plaint de l’insuffisance des crédits alloués pour le fonctionnement de l’institution, au cours des deux derniers exercices budgétaires.

A l’occasion d’une visite effectuée mardi à l’ENEF par le ministre des eaux et forêts, Christian Magnagna, M. Boussengue a également relevé un certain nombre de problèmes entravant le bon fonctionnement de l’école, notamment la détérioration du réseau de distribution d’eau, la vétusté des logements des personnels administratifs et des enseignants, l’absence d’aires de jeu et des véhicules de fonction et de transport des étudiants

Il a déploré, par ailleurs, la dégradation de la forêt classée de la Mondah, un site réservé aux travaux pratiques ou de recherches appliquées, en raison des activités anthropiques qui y sont pratiquées par les populations riveraines.

Pour sa part, le président de l’association des étudiants et stagiaires de l’ENEF a souligné l’intérêt pour les étudiants de bénéficier d’une connexion à l’Internet et d’une alimentation saine et équilibrée.

Répondant aux doléances, le ministre des eaux et forêts a fait part de “la bonne volonté” du gouvernement à réhabiliter l’ENEF, une Institution sous-régionale de formation aux métiers de la filière forêt-bois-environnement, créée en 1953 dans le département du Cap Estérias, au nord de Libreville.

Au départ, il s’agissait d’un Centre de Formation du Personnel Forestier, qui avait pour vocation la formation des boussoliers-topographes et des abatteurs nationaux.

Le projet a évolué pour devenir en 1959 l’Ecole Forestière du Cap Esterias puis l’Institut National d’Etudes Forestières (INEF) en 1967.

En 1976, l’INEF est devenue l’Ecole nationale des eaux et Forêts (ENEF), un établissement qui accueille aujourd’hui près de 200 étudiants.

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