Même si la police « officiellement » ne communique pas, les avocats laissent filtrer des « scoops ». C’est la guerre des petites et grandes révélations…

Première fuite : l’ADN de DSK retrouvé sur le chemisier

Deux chaînes de télévision américaines et une française ont rapporté mardi que de l’ADN de Dominique Strauss-Kahn avait été retrouvé sur les vêtements de sa victime présumée. Citant des sources proches de l’enquête, les chaînes américaines ABC et NBC assuraient que les résultats des analyses avaient été communiqués dimanche aux autorités, la chaîne de télévision France 2 avait ajouté qu’il s’agissait de sperme de l’ancien patron du FMI retrouvé sur le col de chemise de la plaignante.

La police affirme de son côté n’avoir donné « aucune information ni résultat » concernant les prélèvements ADN effectués sur l’ancien directeur général du Fonds monétaire international et sur la femme de chambre de 32 ans qui l’accuse de crimes sexuels.

Deuxième fuite : le dialogue entre DSK à la femme de chambre

Deux médias, deux bombes : tandis que Fox News rapporte le dialogue qu’auraient échangé DSK et la femme de chambre dans la suite 2806 du Sofitel, le New York Post affirme que des proches de DSK auraient déjà tenté d’acheter le retrait de la plainte de Nafissatou Diallo, en joignant le village de sa famille par téléphone.

La chaîne d’informations américaine Fox News affirme savoir ce qui s’est dit entre Nafissatou Diallo et Dominique Strauss-Kahn dans la suite 2806, samedi 14 mai autour de midi. Il s’agit du dialogue tel qu’il a été rapporté par Nafissatou Diallo dans sa déposition, puis transmis à la Fox par des sources policières anonymes.
Lorsque DSK serait sorti nu de la salle de bain, Nafissatou Diallo se serait d’abord couvert les yeux avant qu’il n’agrippe sa poitrine et la jette sur le lit. Toujours selon elle, l’agression aurait duré une trentaine de minutes. « Tu sais qui je suis ? », aurait plusieurs fois menacé DSK durant l’agression présumée. « Arrêtez, arrêtez s’il vous plaît. Non ! », aurait répondu la femme de chambre. « S’il vous plaît, j’ai besoin de ce job. Ne faites pas ça. Je vais perdre mon emploi… », aurait-elle insisté. Ce à quoi DSK aurait répondu : « Non baby [“chérie”], ne t’inquiète pas. Tu ne vas pas perdre ton job… Ne t’inquiète pas, chérie, s’il te plaît. »

Elle affirme l’avoir repoussé, puis avoir glissé sur un journal par terre et être tombée à genoux ; c’est là, selon elle, que Dominique Strauss-Kahn l’aurait contrainte à pratiquer une fellation. Elle l’aurait repoussé une fois encore, contre l’angle aigu d’une armoire avant de s’échapper définitivement de la suite ; des sources affirment que le dos de DSK porte une trace du choc dans le dos. La présence d’ADN sur le chemisier de l’employée a également été évoquée par les médias américains.

Troisième fuite : Des proches de DSK auraient déjà parlé à la famille de la victime

Autre révélation, du désormais fameux New York Post. Le tabloïd assure que des proches de DSK auraient tenté d’acheter l’entourage de Nafissatou Diallo en passant plusieurs coups de fil dans son village natal de Thia Koullé, en Guinée Conakry. Et c’est « une femme d’affaires française, proche de DSK et de sa famille », qui serait la source de cette nouvelle bombe. « Ils ont déjà parlé à sa famille, a-t-elle assuré au journal ; ça va se terminer en douceur, c’est certain. » La source avance que les proches de DSK auraient proposé « une somme à sept chiffres », c’est-à-dire un million de dollars au minimum, pour que la plainte soit retirée.

Nafissatou Diallo a été mise depuis le début de l’affaire en résidence surveillée par l’Etat de New York. Elle est donc injoignable, et ses conversations téléphoniques sont sur écoute. Les proches de DSK se seraient donc rabattus sur sa famille, affirme le journal. Le village de Thia Koullé ne dispose pas de téléphone fixe, selon l’AFP, il est donc probable que la conversation se soit faite par téléphone portable. « Il va s’en tirer et prendra l’avion pour la France. Il ne fera pas de prison. La femme de chambre va recevoir un tas d’argent », croit savoir la mystérieuse femme d’affaires française.

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