Le Gabon a officiellement renoncé à l’introduction de la biométrie dans le processus électoral en vue des législatives qui se dérouleront donc d’ici la fin de l’année 2011 et ne seront pas reportées à 2012, a annoncé le ministre de la Communication mardi.

La Cour constitutionnelle a décidé qu’il n’y avait lieu ni à évocation de cas de force majeure ni de report des élection législatives (…) Le gouvernement prend acte de cette décision (…) et va organiser les prochaines élections législatives conformément aux dispositions légales et réglementaires en vigueur, a annoncé le ministre Paul Ndong Nguema en lisant un communiqué diffusé par la télévision publique nationale RTG1.

Des instructions ont été données au ministre de l’Intérieur de prendre contact avec toutes les parties prenantes aux élection pour mettre en oeuvre le processus électoral, a ajouté M. Ndong Nguema.

L’opposition, qui a contesté les résultats de la présidentielle de 2009, a à maintes reprises réclamé des cartes biométriques pour les prochains scrutins afin de lutter contre la fraude.

Le gouvernement s’engage à assurer un scrutin, serein, libre, crédible, juste et transparent, a assuré le ministre.

Le gouvernement tient à réaffirmer aux acteurs politiques et à l’ensemble des citoyens sa ferme volonté de promouvoir et de renforcer la transparence électorale à chacune des étapes du processus électoral. Le gouvernement tient à rassurer l’opinion nationale et internationale de ce que la quête permanente pour la paix et le développement durable constitue un objectif majeur qui l’oblige en particileur à organiser des élections en totale transparence, a-t-il ajouté.

Le ministre a toutefois affirmé que le gouvernement était déterminé à introduire la biométrie pour de prochains scrutins dans un avenir proche (…) en s’assurant préalablement des capacités financières et humaines qu’exigent l’appropriation de cette technologie.

Après une concertation avec des partis de l’opposition et la société civile, le président gabonais Ali Bongo Ondimba avait fait saisir la Cour constitutionnelle pour demander un report des élections législatives de 2011 à 2012 afin de pouvoir y introduire la biométrie.

Le 3 juin, la Cour avait estimé ne pas pouvoir se prononcer sur la demande de report de l’élection prévue cette année, du fait que les pouvoir compétents, à savoir le gouvernement et le parlement n’ont pas exécuté les opérations préalables à la mis en oeuvre de la biométrie.

Fin avril, M. Bongo avait présenté deux scénarios à l’opposition et la société civile : l’un permettant de mettre en place des cartes électorales biométriques avant fin 2011 pour 90 millions d’euros et un autre, d’une durée d’un an environ, pour obtenir des informations qui serviront par la suite pour réaliser d’autres sortes de titres et économisant près de 30 millions d’euros.

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