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Politique – Coopération / E. D. Benjaminson apprécie, encourage et félicite le Gabon, mais dénonce les pesanteurs

L’Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique (USA) accrédité au Gabon, Eric D. Benjaminson s’est entretenu jeudi avec la presse nationale et internationale en vue de mieux expliquer la visite du président gabonais Ali Bongo Ondimba à la Maison Blanche (Présidence américaine) mais également, il a passé en revue la marche du Gabon vers le développement, en appréciant, encourageant, félicitant les nombreuses réformes et initiatives entreprises, tout en dénonçant les maux qui pourraient saper ces efforts si rien n’est fait.

Cette deuxième conférence de presse, huit mois après la première, a permis au diplomate américain d’aborder les questions de coopération et d’intérêt entre le Gabon et les USA, mais aussi d’apprécier les efforts déployés par le Gabon (Ses autorités, ses hommes d’affaires, ses hommes politiques, sa société civile…) pour favoriser un climat de paix, dans un débat contradictoire.

Dès lors, revenant sur le séjour américain du président gabonais, au mois de juin dernier, le représentant de Washington à Libreville n’est pas passé par quatre chemin pour expliquer que les autorités fédérales de son pays, en tête desquelles le président Barack Obama, n’ont de cesse de saluer les réformes et initiatives courageuses lancées par Ali Bongo Ondimba en vue, entre autres, de promouvoir la bonne gouvernance, la lutte contre le réchauffement climatique, la protection de l’environnement, ainsi que l’amélioration du climat des affaires.

A ce niveau, a-t-il reconnu, même si elles (réformes et initiatives) ne sont pas toujours bien comprises et appréciées de certains Gabonais, elles ont au moins le mérite de faire place à une nouvelle vision.

Les questions de sécurité et de défense, a expliqué le diplomate américain, ont également été au centre des échanges entre les Présidents Ali Bongo et Barack Obama. En effet, des stratégies et programmes sont en train d’être étudiées par les deux parties pour faire face à la piraterie maritime et au braconnage qui a fait couler beaucoup de salive et d’encre ces derniers mois au Gabon. Le pays constituant une réserve de la faune et de la flore mondiale.

Outre ce point, Eric D. Benjaminson est revenu sur les tournées qu’il a effectuées à l’intérieur du pays (Gamba, Franceville…) pour évaluer les programmes d’auto assistance financés par l’ambassade des USA à Libreville, au profit des populations, dans le cadre de la santé et de la protection de l’environnement. Des programmes qui sont menés par des associations et ONG dans le pays.

Concernant les partis politiques, la biométrie et le processus électoral, l’Ambassadeur E. D. Benjaminson, se félicitant de la communauté de vue affichée à ce sujet par tous les hommes politiques, a expliqué que son pays est prêt à soutenir ce processus au Gabon. Non pas en terme de finance, mais en terme d’apport technique.

« Nous pouvons aider le Gabon de manière à ce que la liste électorale soit fiable, mais nous ne pouvons dicter aucune directive », a-t-il déclaré.

A propos des accusations portées contre son ambassade par la Majorité qui estime qu’elle soutient l’opposition et la société civile, le diplomate s’est plutôt réjouit de ce que les uns et les autres finissent par lui lancer la pierre.

« C’est drôle parce que c’est aussi l’opposition qui nous accusait d’être proche du gouvernement », a-t-il déclaré avant de soutenir qu’il respecte les lois du Gabon et ne peut par conséquent en passer outre.

A ce niveau, Eric D. Benjaminson a estimé que, sachant que l’Union nationale (UN) est dissoute, il ne peut pas discuter avec ses membres. Cependant, a-t-il relevé, il peut et c’est son souhait, deviser avec les parlementaires qui siègent à l’Assemblée nationale.

Enfin, avant de clore cet échange, le représentant de Washington à Libreville a fait état de quelques mauvais points qu’affiche le Gabon.

Le plus perceptible, selon lui, est celui de la corruption qui gangrène la société gabonaise, à tous les niveaux. « C’est un problème et c’est un défi » auquel le chef de l’Etat doit davantage apporter des solutions efficaces.

Au-delà de la corruption, le manque d’infrastructures (route, petit aéroport, faible exploitation de la mer…) a été vu comme un handicap pour le Gabon qui invite de plus en plus d’investisseurs à venir dans le pays.

« C’est difficile d’investir dans l’arrière-pays à cause du mauvais état des routes », a-t-il relevé.

GN/DCD/11

Mis à jour ( Samedi, 23 Juillet 2011 20:18 )

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