Le Conseil d’Etat gabonais a rejeté l’appel interjeté par l’Union nationale (UN) contre sa dissolution ordonnée par le gouvernement du président Ali Bongo à la suite du simulacre d’investiture dont s’est rendu coupable en janvier le secrétaire exécutif de cette formation de l’opposition, André Mba Obamé.

Ce dernier entendait, par ce geste symbolique, protester contre le «truquage» de l’élection présidentielle de 2009 qui a donné la victoire au fils du défunt président Omar El Hadj Bongo.

Dans son arrêt publié jeudi soir, le Conseil d’Etat a estimé que l’UN s’était rendue coupable «au mieux de complicité» dans l’initiative prise par André Mba Obamé, qui s’était auto-proclamé président de la République et qui fait l’objet d’une action judiciaire.

Le parti avait pour sa part fait valoir qu’il n’était pas responsable de ce simulacre d’investiture. Son président, Zacharie Myboto, a estimé après la décision judiciaire que la dissolution de l’UN constituait «une mesure de négation de la démocratie» au Gabon.

Reuters

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