Dans sa publication du 12 juillet dernier, le cabinet britannique Mercer place Libreville au 12e rang mondial des villes les plus chères du monde pour les expatriés dans un classement dominé par Luanda (Angola), Tokyo (Japon) et Ndjamena (Tchad). En Afrique, la capitale gabonaise se loge à la 3e place.

Libreville est la 12e ville la plus chère du monde pour les expatriés, selon les résultats de l’étude publiée le 12 juillet dernier par le cabinet britannique Mercer. Cette enquête, la plus complète réalisée au niveau mondial sur le coût de la vie, aide notamment les entreprises à calculer les indemnités d’expatriation. Elle couvre quelque 214 villes à travers les cinq continents et compare le coût de plus de 200 articles dans chaque localité et dans les domaines du logement, transport, nourriture, habillement, appareils ménagers, loisirs.

Curieusement, l’Europe n’est pas forcément le continent le plus cher pour s’expatrier, l’Afrique et l’Asie le talonnent. Pour la deuxième année consécutive, Luanda, capitale de l’Angola, a été classée «ville la plus chère du monde» pour l’année 2011, devant Tokyo et Ndjamena. En Afrique, après Libreville, qui occupe le 3e rang, viennent Victoria (Seychelles, 13e mondial), Niamey (Niger, 23e mondial), Dakar (Sénégal, 32e mondial), Johannesbourg et Le Cap (Afrique du Sud, 151e et 171e rang mondial), Gaborone (Botswana, 203 rang mondial), Windhoek (Namibie, 205e rang mondial) Addis-Abeba (Ethiopie, 208 rang mondial), qui est la ville africaine la moins chère.

Les coûts liés à la sécurisation des lieux expliqueraient, selon Mercer, la présence de l’Afrique dans le peloton de tête, tout en prenant en compte les variations monétaires, déterminées par rapport au dollar américain. Cette enquête refléterait ainsi l’importance économique grandissante de cette région à travers tous les secteurs d’activité. Aussi, les informations qu’elle contient sont utilisées par les gouvernements et les grandes entreprises pour protéger le pouvoir d’achat de leurs salariés envoyés à l’étranger.

Par ailleurs, les tableaux des coûts liés aux loyers sont utilisés pour établir les allocations logement des expatriés alors que les villes ont été choisies en fonction des demandes de données faites par les entreprises et organisations gouvernementales. «Nous avons observé une augmentation de la demande d’informations concernant les villes africaines, et ce dans tous les secteurs d’activité : industrie minière, services financiers, compagnies aériennes, industrie manufacturière, services publics et autres sociétés de production d’énergie», confie Nathalie Constantin-Métral, Analyste Senior chez Mercer et coordinatrice de l’enquête.

«Beaucoup de gens pensent que la vie n’est pas chère dans les pays en voie de développement, alors que ceci n’est pas nécessairement vrai pour les expatriés qui y vivent et travaillent. Pour inciter les talents à s’expatrier vers ces villes, les entreprises multinationales doivent offrir le même niveau de vie et les mêmes avantages auxquels sont habitués leurs employés et leurs familles. Dans certains pays africains, le coût de cette expatriation peut s’avérer extraordinairement élevé, en particulier le coût d’un logement décent et sécurisé», a-t-elle conclu.

Soulignons que Karachi, au Pakistan, reste la ville la moins chère du classement du cabinet britannique.

Publié le 29-07-2011 Source : africanouvelles.com Auteur : Gaboneco

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