“Je ne connais pas la Françafrique”, a affirmé jeudi le président gabonais Ali Bongo en réaction aux accusations de Robert Bourgi sur des financements occultes à des dirigeants politiques français par des présidents africains, dont le défunt président Omar Bongo.

“C’est une affaire qui ne nous concerne pas. (…) C’est une affaire qui pour moi relève du passé, je ne connais pas la Françafrique”, a déclaré le président gabonais à l’issue d’un conseil des ministres délocalisé à Franceville (est), en référénce à l’expression désignant des réseaux opaques entre la France et des pays africains.

“Il faut croire qu’il y a beaucoup de personnes qui vivent dans le passé, et chaque fois qu’on dit qu’on ne connaît pas cette affaire (la Françafrique), il s’en trouve toujours pour nous ramener en arrière. Quand je dis que je ne connais pas la Françafrique, je ne connais pas la Françafrique”, a-t-il martelé.
“Je connais les relations d’Etat à Etat que j’ai avec un pays, un de nos partenaires privilégiés, comme aussi d’autres relations privilégiées avec d’autres pays. Et il se trouve que depuis qu’il est indépendant, le Gabon a des relations avec beaucoup de pays. Et dans le cadre de ces autres pays, on ne vient pas me parler d’affaires comme celle-là”, a-t-il souligné.

Questionné sur l’éventualité d’une plainte contre l’avocat Robert Bourgi, M. Bongo à répondu: “Ceux qui ont porté plainte sont ceux qui ont été personnellement mis en cause. (…) Je répond des actes que je pose et je suis à la tête du Gabon depuis 2009”.

Ali Bongo, fils d’Omar Bongo, a été élu le 30 août 2009 et les accusations de Me Bourgi portent sur une période antérieure.

Evoquant le défunt Omar Bongo, la porte-parole de la présidence, Clémence Mezui Me Mboulou, avait appelé à respecter “les traditions gabonaises qui veulent qu’on laisse en paix les baobabs qui se sont couchés pour l’éternité”.

Le parquet de Paris a annoncé l’ouverture d’une enquête préliminaire pour entendre Me Bourgi qui a notamment accusé l’ancien président Jacques Chirac, l’ancien premier ministre Dominique de Villepin et l’ex-dirigeant du parti d’extrême droite Front National Jean-Marie Le Pen, d’avoir reçu des fonds occultes de chefs d’Etat africains.

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