Le gouvernement dispose de quinze jours à compter du 1er octobre prochain pour apporter des solutions concrètes aux revendications des employés du secteur pétrolier. Tel est l’ultimatum posé par les responsables de l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep) au cours d’une conférence de presse tenue le 27 septembre dernier.

Le ton monte au sein de l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep) qui menace de déclencher une grève dans un délai de quinze jours à compter du 1er octobre prochain, si le gouvernement gabonais ne trouve pas de solutions satisfaisantes aux revendications des agents de ce secteur. Ceux-ci réclament notamment, depuis un an déjà, la gabonisation des emplois dans ce secteur.

L’Onep dénonce l’immobilisme et le manque de volonté d’une administration qui navigue à contre-courant de la volonté politique exprimée par le président de la République. Car depuis la signature du procès-verbal ayant sanctionné la réunion du 1er octobre 2010 avec le gouvernement, l’administration peine à mettre en œuvre les recommandations de cette rencontre.

«Il y a un manque de volonté de la part de l’Administration pour apporter des solutions aux problèmes posés par le syndicat. C’est pour cette raison que nous décidons de passer à la vitesse supérieure, si aucune solution significative n’est trouvée à nos revendications au plus tard le 15 octobre prochain», a laissé entendre le Secrétaire général de l’organisation, Guy Roger Aurat Reteno.

Selon l’Onep, au 1er octobre 2010, environ 1.300 travailleurs en situation irrégulières avaient été recensés. Un an plus tard, ce chiffre a quasiment doublé et tourne aujourd’hui autour de 2.808.

«Il y a six mois, on déplorait que la grève d’avril ait coûté 60 milliards de francs CFA à l’Etat et aux compagnies pétrolières, alors pourquoi six mois après rien n’est fait ?», s’est interrogé le secrétaire général de l’Onep.

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