Plusieurs partis politiques de l’opposition soutenus par certains acteurs de la société civile, tous regroupés au sein de la coalition « ça suffit comme ça », ont réitéré leur détermination, hier, à la faveur d’un meeting place de la tolérance, au carrefour rio (3ème arrondissement de la commune de Libreville), de ne pas participer aux prochaines élections législatives de cette année, sans l’introduction de la biométrie.

Tous les leaders des partis politiques de l’opposition rassemblés au côté d’une frange de la société ont tenu le même discours en substance.

Après avoir fait lecture du contenu de la réponse du Ministre de l’Intérieur et voulant rester conforme à la loi, le président du Congrès pour la Démocratie et la Justice (CDJ), Jules Aristide Bourdès Ogouliguéndé, a demandé aux militants acquis à leur cause de faire preuve de discipline en renonçant à la marche préalablement annoncée.

L’intervenant a indiqué n’avoir pas reçu le quitus du Ministre de l’Intérieur à propos de cette marche qu’il comptait organisée à la fin de leur rassemblement.

Revenant sur l’ordre du jour, il a déclaré : « Pas de biométrie, pas d’élection. Pas de transparence, pas d’élection ».

En second lieu, Maître Paulette Oyane Ondo, député du Parti Démocratique Gabonais (PDG, au pouvoir), jusqu’à la fin de son mandat, a interpellé la population sur la nécessité de défendre leur liberté et leur droit de citoyenneté face à la manipulation de l’homme politique.

Radiée du groupe parlementaire PDG à l’Assemblée Nationale pour « indiscipline », Maître Paulette Oyane Ondo, a fait de l’opposition, son point de chute.

En bon pédagogue,Thomas Ibinga (porte-parole de l’ACR), s’est quant à lui, fait le devoir d’expliquer de long en large ce qu’est la biométrie ainsi que son bienfondé en temps d’élection.

« La transparence n’étant pas garantie, nous disons pas d’élection », a estimé pour sa part, Zacharie Myboto (ex président de l’Union Nationale), avant la conclusion de Pierre Claver Maganga Moussavou qui a appelé le camp majoritaire à un dialogue politique. Ce dernier a assimilé le boycott des élections législatives à venir à la non participation de leurs partis politiques respectifs ainsi qu’à la sanction du vote du peuple.

Les différents partis politiques représentés à ce meeting sont regroupés au sein de l’Alliance pour le Changement et la Restauration (ACR), l’Alliance des partis politiques de l’opposition(APPO), le Front Socialiste Gabonais (FSG), et la Coalition des partis politiques de l’opposition (CPPO).

Leurs leaders, à l’exemple de Pierre Mamboundou de l’Union du Peuple Gabonais (UPG), Jules Aristide Bourdès Ogouliguéndé de Congrès pour la Démocratie et la Justice (CDJ), Léon Mbou Yembit du Forum Africain pour la Reconstruction (FAR), Luc Bengono Nsi du Mouvement de Redressement National (MORENA), Pierre Claver Maganga Moussavou du Parti Social Démocrate (PSD), Zacharie Myboto de l’ex Union – Nationale (UN, dissout), entre-autres, y étaient tous présents.

La levée de bouclier de l’opposition intervient un jour seulement après l’intervention du Secrétaire général du PDG (principal parti au pouvoir), Faustin Boukoubi, qui a émis quelques réserves sur la mise en œuvre « précipitée », de la biométrie.

« La biométrie n’est pas une panacée, c’est un mode de gestion du scrutin mais, le plus important c’est la volonté politique qui nous anime tous d’organiser des élections transparentes », a déclaré Faustin Boukoubi ajoutant que « notre fichier d’état civil est loin de donner satisfaction ».

Selon le Secrétaire général du PDG, les préalables reposent donc sur l’assainissement du fichier d’état civil et l’établissement des pièces fiables y afférentes.

Conformément à la loi électorale dans notre pays, l’élection législative doit être organisée avant la fin de cette année.

Mis à jour ( Mardi, 04 Octobre 2011 11:46 )

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