La province de la Ngounié qui accueille le Chef de l’Etat et l’ensemble du gouvernement du 2 au 6 octobre 2011 dans le cadre de la tournée républicaine, est située au sud du Gabon et couvre une superficie de 37 750 km² repartie sur neuf (9) départements.

Classée quatrième province du Gabon, la province de la Ngounié doit son nom au fleuve du nom éponyme qui arrose la ville de Mouila (chef lieu) et ses affluents.

La population (hétérogène) estimée à 101415 habitants (2009) est repartie entre différents groupes ethniques (Eshira, Apindji, Punu, Tsogho, Nzebi, Vili, Sango, Akélé…), vivant harmonieusement sur l’ensemble des neuf (9) départements que sont : la Boumi-Louetsi (Mbigou), la Dola (Ndendé), la Douya-Onoye (Mouila), la Louetsi-Bibaka (Malinga), la Louetsi-Wano (Lebamba), la Mougalaba (Guietsou), la Ndolou (Mandji), l’Ogoulou (Mimongo), et Tsamba-Magotsi (Fougamou).

L’une des caractéristiques de cette province demeure sans nul doute son paysage parsemé des plaines, savanes, forêts, monts, rivières, lacs, falaises et grottes. Le sol, très fertile, est favorable à toute activité agricole. Des plantations de cacao-café et de riziculture testées récemment dans la savane et la plaine ont donné des résultats jugés au delà des attentes.

La province de la Ngounié à l’instar des autres régions du pays a ses rites et traditions que l’on ne retrouve que dans le sud du Gabon. Le Bwiti et le Ndjembé en sont les plus connus.

Côté mythes et légendes, des notables racontent que la province de la Ngounié serait protégée par des esprits (génies). C’est le cas de Ndendé et de Mouila protégés dit-t-on par deux sirènes femelles « Ipeti » et « Mougoumi », ou les divinités « Tsamba » et « Magotsi », dans le département du même nom dont Fougamou en est la principale ville.

Sur le plan administratif, la province de la Ngounié est la seconde derrière celle du Haut-Ogooué à disposer d’autant de départements : 9 contre 11 pour la région du Haut-Ogooué. D’où la promotion de ces nombreux fils à des postes de décisions.

Ainsi, plusieurs d’entre- eux ont marqué et continuent à le faire, chacun à sa manière, l’histoire de notre pays.

On peut en citer Paul Marie Yembit (premier vice-président du Gabon), Didjob Divungui di Ndingue (ancien vice-président du Gabon), et président de l’Alliance Démocratique et Républicaine (ADERE, majorité), Léon Mboumba (premier député de Fougamou), ou encore certains leaders des partis politiques contribuant à faire avancer le débat démocratique comme, Pierre Mamboundou, député de Ndéndé et leader de l’Union du peuple gabonais (UPG, opposition), Pierre Claver Maganga Moussavou, député de Mouila et leader du Parti social démocrate (PSD, opposition).

Il y a également des noms tels, Louis Barthelemy Mapangou (ancien Directeur Général d’Africa n°1), Mapangou Solnéron (ancien Directeur général d’Air-Gabon), Yves Fernand Mamfoumbi (actuel Directeur Général du budget), et des ministres actuellement en poste comme Jean François Ndongou (Ministre de l’Intérieur), Jean Félix Mouloungui (Ministre des PME), Flavien Nzengué Nzoundou (Ministre de la Santé Publique), Léon Nzouba (Ministre des Travaux Publics, des infrastructures et de l’Aménagement du Territoire), Guy Bertrand Mapangou (Ministre délégué au Budget), pour ne citer que ceux-là.

Pour la petite histoire, la province de la Ngounié a été découverte en décembre 1858 par l’explorateur français, Paul du Chaillu alors en excursion dans le sud Gabon. C’est lui qui ouvra le chemin à des missions catholiques dont les vestiges architecturaux érigés à Mandji, Sindara et Saint-Martin ne cessent d’attirer de nombreux touristes.

GN/YKM/FB/11

Mis à jour ( Lundi, 03 Octobre 2011 00:26 )

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