Il a été découvert, l’année dernière dans l’Ogooué-Maritime, plus précisément à Omboué, un genre de crocodiles nains qui étaient jusque-là inconnus du monde. Ils vivent dans des grottes, présentent une couleur particulière et ne se nourrissent pas de la même manière que les autres crocodiles.

La faune gabonaise n’a pas fini de livrer ses secrets et de surprendre l’humanité. Des chercheurs de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) ont découvert, par hasard en 2010, une espèce inconnue de crocodiles dans la zone d’Omboué dans l’Ogooué-Maritime.

La revue ” Sciences et Avenir” qui révèle la découverte parle d’une «une population de crocodiles nains de couleur orange dans ce réseau de grottes situé sur la côte du Gabon. La présence et la couleur de ces spécimens (Osteolaemus tetraspis) auparavant jamais aperçus dans des cavernes a éveillé l’intérêt des scientifiques qui ont dans un premier temps prélevé quelques spécimens afin d’identifier l’origine de cette coloration.»

«Les analyses ont montré que ces crocodiles étaient génétiquement différents des autres crocodiles nains présents au Gabon ce qui confirme leur isolement. Afin d’en découvrir un peu plus, l’IRD a mené une deuxième campagne d’exploration en aout 2011 avec trois objectifs : approfondir la description des cavités, échantillonner de nouveaux spécimens de crocodiles et compléter les prélèvements biologiques.»

Il résulte de ces nouvelles recherches que ces «crocodiles cavernicoles se nourrissent exclusivement des organismes présents dans les grottes (criquets, chauves-souris), confirmant ainsi leur inféodation complète au milieu souterrain.»

Ces crocodiles jamais vus présentent des divergences génétiques avec les autres crocodiliens de la même zone vivant hors des grottes. Les scientifiques se posent alors de nombreuses questions. Notamment, de quand date leur isolement dans ces grottes ? Pourquoi en sont-ils arrivés là ? Quels sont les facteurs de cet isolement (climat, tectonique, peur de l’Homme…)? Des interrogations qui ne pourront sans doute trouver des réponses qu’au terme d’autres expéditions d’observation.

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