Le président Ali Bongo Ondimba a clôturé sa tournée républicaine dans la province de l’Estuaire par un meeting, le 16 novembre à Libreville. Si les interventions du maire de la capitale gabonaise, Jean-François Ntoutoume Emane, et d’un député natif de la localité, André Dieudonné Berre, ont constitué l’essentiel des échanges, on note que Ali Bongo a promis de transformer la physionomie de Libreville pour en faire une vitrine du pays, digne de ce nom.

A la faveur d’un meeting au jardin botanique de Libreville clôturant sa tournée républicaine entamée le 13 novembre dernier dans la province de l’Estuaire, le président de la République, Ali Bongo Ondimba, a délivré un message d’espoir à l’endroit de la population Librevilloise venue des différents arrondissements de la commune, le 16 novembre 2011.

A son arrivée au Jardin botanique, Ali Bongo Ondimba a été accueilli par le Premier ministre, Paul Biyoghé Mba, a passé les troupes en revue, pris un véritable bain de foule avant de prendre place dans la tribune officielle pour écouter les allocutions des autorités locales.

Jean François Ntoutoume Emane, maire de la commune de Libreville, s’est réjoui des soutiens divers que l’Etat a apporté à la municipalité de la capitale gabonaise. Notamment, les dotations budgétaires exceptionnelles allouées pour la célébration du cinquantenaire de l’indépendance, l’acquisition du marché d’Oloumi, et le supplément de crédit de 3.500.000.000 francs CFA pour le paiement d’une partie des sommes dues à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).

Abordant le volet des doléances, le maire de la commune de Libreville a exhorté l’Etat à prendre en charge les dettes des collectivités locales, l’aménagement d’une fourrière municipale, la réhabilitation de l’Hôtel de ville de Libreville construit dans le cadre du sommet de l’OUA tenu à Libreville en 1977, la construction de la mairie du 2e arrondissement de Libreville et la mise en place d’une police municipale.

Le député du deuxième arrondissement, André Dieudonné Berre, a pour sa part transmis au président de la République les félicitations des Librevillois pour sa brillante élection à la tête du Gabon.

Réagissant aux différentes interventions, Ali Bongo Ondimba, a remercié les populations Librevilloises pour lui avoir fait confiance en lui accordant leurs suffrages lors de la présidentielle du 30 août 2009. Sensible aux préoccupations des populations de cette commune, le président de la République gabonaise, a rassuré les uns et les autres sur son engagement à urbaniser Libreville, en évoquant l’insuffisance de logements ; les difficultés de transport ; les problèmes d’assainissement ; la répartition géographique inégale des équipements publics et des services.

«Libreville ne ressemble pas à une ville moderne. Nous ne pouvons pas continuer à nous complaire dans une juxtaposition de plusieurs types d’habitats, précaires, inconfortables, spontanés et hybrides, sans confort ni sécurité, sur des terrains insalubres», a déclaré le président de la République.

«Les chantiers initiés depuis deux ans montrent à suffisance notre volonté de hisser le Gabon au rang des pays émergents. On s’emploie pour cela à urbaniser Libreville», a rassuré Ali Bongo Ondimba.

Ainsi pour matérialiser la vision du président de la République de faire de Libreville une vitrine du Gabon, le président de la République a indiqué avoir confier à l’Agence nationale des grands travaux, l’élaboration d’un plan directeur de Libreville pour permettre la mise en œuvre des projets ayant vocation à donner à la capitale gabonaise le visage d’une capitale digne de ce nom.

Comme devenu de tradition à l’occasion des tournées du président dans une province, un conseil des ministres a été tenu à Libreville ce 17 octobre dont les mesures essentielles ont porté sur les transports, l’eau, l’électricité et la sécurité.

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