La vie a repris son cours normal à Franceville mardi dès les premières heures de la matinée, après l’affrontement entre élèves et forces de sécurité et de défense en raison de la grève des transporteurs.

Les transporteurs, bien que rares, ont repris le travail ainsi que tous les commerces qui avaient fermé lundi pour prévenir les débordements des élèves en furie.

Les syndicats des transporteurs sont en négociation avec la mairie et les autres services concernés par les différentes taxes qu’ils jugent onéreuses.

Parmi celles-ci, l’assurance, la patente, la licence de transport mais aussi et surtout la fréquence des contrôles de policiers et gendarmes.

Les transporteurs exigent qu’il soit mis fin aux contrôles qu’ils qualifient de rançonnage ou que leur nombre diminue considérablement.

Tous les jours, ils disent dépenser jusqu’à 5 000 Fcfa pour corrompre les policiers et gendarmes de service qui leur exigent de débourser 1 000 Fcfa comme droit de passage à chacun des contrôles.

Lundi, les transporteurs sont entrés en grève pour dénoncer les pressions policières et protester contre la hausse et la multitude de taxes.

Les élèves, non content d’avoir manqués les cours, ont posé des barricades pour empêcher toute forme de circulation.

La police est intervenue en tirant des bombes lacrymogènes et la situation a dégénéré.

Quelques arrestations dans le camp des élèves a mis fin au mouvement qui, au départ, était pacifique.

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