L’Etat gabonais a porté plainte lundi pour “outrage à la République” contre Mike Jocktane, ancien conseiller du défunt président Omar Bongo passé à l’opposition, qui affirme que ce dernier a contribué au financement de la campagne du candidat Sarkozy en 2007.

“Nous avons porté plainte pour outrage à la République”, a déclaré à l’AFP Me Francis Nkea, affirmant représenter la présidence gabonaise et le Trésor public gabonais.

L’avocat a précisé que la plainte visait uniquement M. Jocktane, ancien ministre de l’Intérieur d’Omar Bongo, mais qu’il “envisage une plainte contre l’éditeur (La découverte) et les auteurs du livre” +Le scandale des biens mal acquis+, Xavier Harel et Thomas Hofnung.

“Les déclaration de M. Jocktane sont farfelues dans la mesure où il a lui même déclaré qu’il n’avait pas de preuves de ce qu’il disait”, a poursuivi Me Nkea. “Ses déclarations sont une atteinte à la République. Le président Omar Bongo était en fonction au moment des faits et il agissait en tant que président de la République. Il serait d’ailleurs toujours président s’il n’était pas décédé puisque son mandat serait toujours en cours” (le mandat courait jusqu’en 2012), a-t-il précisé.

Dans le livre, Mike Jocktane –aujourd’hui très proche du principal opposant gabonais André Mba Obame–, affirme qu’Omar Bongo a contribué au financement de la campagne présidentielle de 2007 du candidat Nicolas Sarkozy.

Robert Bourgi, avocat et ex-conseiller de l’Elysée, a dénoncé des “allégations mensongères et diffamatoires” alors que Pascaline Bongo, ancien directeur de cabinet et fille d’Omar Bongo, a démenti “formellement (les) propos sans fondement ni connexion avec la réalité”.

Un des nombreux conseillers du président Bongo à partir de 2005, M. Jocktane avait été nommé directeur de cabinet adjoint en janvier 2009, quelques mois avant la mort du président Bongo en juin 2009, selon les éléments fournis par M. Jocktane.

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