En annonçant le 13 décembre dernier la réduction de ses coûts et de ses investissements de 32% par rapport à la période 2007-2011, note une source digne de foi, AREVA a également dévoilé son programme de cessions supérieur à 600 milliards de FCFA, soit 1,2 milliard d’euros.

Cette présentation est due à des pertes probables de plus de 700 milliards de FCFA, soit 1,5 milliard d’euros à la baisse du cours de l’uranium et à un carnet de commandes plombé par l’accident de la centrale de Fukushima, au Japon.

Cette décision de ralentir ses investissements va inévitablement affecter les cinq pays africains où AREVA est présent, à savoir l’Afrique du Sud, la RCA, le Gabon, la Namibie et le Niger.

Au Niger, le groupe premier investisseur du pays, vient d’indiquer que l’ouverture de la mine d’uranium d’Immouraren (deuxième site mondial, avec 200 000 tonnes de réserves), initialement prévue en 2013, sera retardée.

Pour ce qui concerne le Gabon, sa participation de 26% dans la société ERAMET (présente au Gabon à travers COMILOG) devrait ainsi être cédée rapidement, pour un montant estimé à 390 milliards de FCFA, soit 600 millions d’euros. Une bonne nouvelle pour le pays. En effet, on n’est pas sans savoir que le Gouvernement gabonais avait fait part, il y a quelques jours, de sa volonté d’entrer dans le capital du groupe ERAMET à hauteur de 3 à 5%.

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