En amont de la CAN 2012 devant se dérouler ce mois moitié au Gabon moitié en Guinée Equatoriale, beaucoup de salive a coulé sur le supposé “échangeur” que le gouvernement d’Ali Bongo aurait construit au carrefour très engorgé de pour faciliter la circulation qui allait forcément être intense au moment de la CAN.

DEFINITIONS:

ECHANGEUR: Un échangeur autoroutier est un système de « bretelles » routières permettant de s’engager sur une voie rapide, ou sur une autoroute ou de les quitter pour prendre une autre autoroute ou une route du réseau routier ordinaire (Wikipedia).

PONT: Un pont est une construction qui permet de franchir une dépression ou un obstacle (cours d’eau, voie de communication, vallée, etc.) (Wikipedia).

DONC: Quand il existe un croisement entre une route passant au-dessus et une route passant en-dessous SANS QUE les voitures venant du dessous n’aient la possibilité de rejoindre directement le niveau au-dessus par des brettelles “échangeantes” et, donc, de passer par le niveau au-dessus parce qu’il n’existe aucune bretelle d’accès ou de sortie permettant un “échange” direct de circulation entre les deux niveaux au point même de l’intersection entre les deux voies, le dispositif ne s’appelle pas un “échangeur”, mais un PONT, exactement comme on en ferait un au-dessus d’une rivière ou pour permettre à une voie ferroviaire et à une route de s’éviter pour ne pas se faire OBSTACLE. Rien donc à échanger ici puisque toute ce que ces routes font désormais en fait, à IAI, c’est s’EVITER. Cela permet en effet d’éviter les embouteillages monstres qui se passaient souvent sur cette intersection, mais l’échange n’existe pas vraiment au sens classique du terme “échangeur” tel qu’on l’entend dans les vrais centres urbains. Au minimum, il faut que certaines des bretelles MONTENT vers le niveau au-dessus et/ou que d’autres DESCENDENT vers le niveau au-dessous.

Ali Bongo, comme le pas très regretté papa Bongo Ondimba, continue donc les manies de faussaires qui sont l’image de marque de ces zozos malfrats au Gabon, des hommes incompétents qui s’accaparent du pouvoir pendant 4 décennies et, partant, CONFISQUENT, le potentiel de développement du Gabon. Ces spécialistes de la PONTIFICATION, semblerait-il, ont encore une fois voulu vendre aux Gabonais des vessies qu’ils ont voulu faire passer pour des lanternes.

Alors que le trafic au carrefour de l’IAI “tuait” littéralement les Gabonais depuis des décennies, il a fallu attendre 44 ans pour voir l’un des carrefour les plus engorgés de Libreville se retrouver avec un pont. Un pont dont le projet date de 2006 au moins et dont l’AFP nous dit que “Au Gabon (1,5 million d`habitants), la situation est largement différente. De 2006 à 2009, rien ou presque n`a été fait pour préparer la CAN”, alors qu’en Guinée Equatoriale, “La force du pouvoir autocratique a fait que les travaux ont commencé dès l`attribution de la CAN à la Guinée en 2006” et “Les routes ont également été bitumées à 80% dans tout le pays. Des hôtels ont été construits ou rénovés à Malabo.” Quel CONTRASTE!

On avait cru à du sérieux, pour une fois, chez les Bongo Ondimba, mais bon, ce n’était rien d’autre qu’une autre biafrerie d’Ali…

Source: BDP-Modwoam (http://www.bdpmodwoam.org) / Rubrique: Biafreries d’Ali.

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