Le lancement officiel des activités du système national de pharmacovigilance au Gabon a eu lieu la semaine dernière à l’Immeuble Arambo.

En lieu et place du ministre de la Santé, Flavien Nzengui Nzoundou, le ministre délégué Nziengui Miyindou, qui était entouré, entre autres, de sa collègue Claudine Menvoula (délégué à la Santé ) et Raymond Ndong Sima, ministre de l’Agriculture, a rappelé que ce lancement officiel illustre la prise en compte des instructions que le chef du département de la Santé a données dans sa lettre de cadrage en 2011. En effet, il avait demandé à tous les acteurs du département d’initier des actions dont la mise en œuvre doit être urgente. Parmi celles-ci, il avait insisté sur le volet médicament dont l’une des priorités est la mise en place effective d’un système national de pharmacovigilance dans notre pays. Le ministre Nziengui Miyindou s’est réjoui aussi du fait que la direction du médicament et de la pharmacie démarre 2012 avec les activités de pharmacovigilance.

Ce mécanisme de veille fait partie de la vision du président de la République Ali Bongo Ondimba qui le définit dans son projet de société ’’l’Avenir en confiance’’ par la santé pour tous, dans un système de Santé et social cohérent et performant accessible à tous les Gabonais, a-t-il ajouté. Le membre du gouvernement a également exhorté toutes les structures sanitaires retenues à cet effet, à s’impliquer activement afin de permettre la détection d’éventuelles anomalies conceptuelles et d’apporter des correctifs conduisant à l’optimisation des résultats attendus de ce système de pharmacovigilance. ’’

Je suis convaincu que notre pays sera désormais capable, avec la mise en place du comité de suivi de la pharmacovigilance, d’analyser toutes les informations relatives aux effets indésirables des produits pharmaceutiques à travers le monde’’, a-t-il estimé, demandant, par ailleurs, aux populations qui reçoivent les messages d’alerte par internet sur les médicaments dangereux à la consommation, de se rapprocher des cellules de pharmacovigilance de chaque formation sanitaire mises en place à cet effet. De son côté, le Pr Blandine Akendengué, vice-président du comité de suivi, a , dans un exposé scientifique, rappelé le processus de mise en place de la pharmacovigilance par l’OMS en 1968, ainsi que différentes mesures prises au Gabon depuis 1995. Un atelier a été organisé conjointement par le ministère de la Santé et le laboratoire Sanofi en 2007. La pharmacovigilance est la détection et la déclaration des effets indésirables et/ou inattendus des médicaments. L’effet indésirable d’un médicament concerne toute modification défavorable de l’état d’un patient rapportée à la prise d’un médicament et qui nécessite une thérapeutique particulière et/ou impose la réduction des doses ou l’interruption du traitement en cause.

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