La grève générale déclenchée lundi par le principal syndicat de Guinée-Bissau pour protester contre le coup d’Etat du 12 avril était largement suivie dans les administrations et banques de la capitale, où les petits commerces continuaient toutefois de fonctionner normalement.

Personne ne travaille, a déclaré à l’AFP Stevon Gomis, secrétaire général de l’Union nationale des travailleurs de Guinée-Bissau (UNTG), réputé proche du PAIGC, parti de l’ex-Premier ministre Carlos Gomes Junior, arrêté par les putschistes en compagnie du président intérimaire Raimundo Pereira.

C’est dû au mot d’ordre de grève que nous avons lancé pour que nos membres restent à la maison, a-t-il affirmé. Nous n’avons pas d’interlocuteur parce qu’il n’y a pas de gouvernement. Nous resterons à la maison jusqu’à ce qu’un gouvernement soit mis en place, a-t-il ajouté.

A Bissau, la plupart des administrations étaient fermées. A l’Institut de prévoyance sociale et au siège du ministère de l’Economie et des Finances, dans le centre-ville, les bureaux étaient totalement déserts, ont constaté des journalistes de l’AFP.

De nombreuses banques, dont la plupart sont privées, sont également restées closes, amenant les clients à se ruer sur les distributeurs.

Toutefois, il était difficile de savoir si ces fermetures étaient liées directement à l’appel de l’UNTG ou à la peur d’éventuelles violences après le coup d’Etat du 12 avril survenu à deux semaines du second tour de la présidentielle, dont Carlos Gomes Junior était le grand favori.

Les gens ne sont pas venus travailler. Beaucoup ont peur, a déclaré à l’AFP un gardien d’une administration du centre-ville.

Dans les rues de Bissau, la plupart des échoppes fonctionnaient normalement, tout comme le marché Bandim, le plus important de la capitale.

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