En se concoctant une transition "démocratique" sur mesure, la junte et l'ex-opposition en Guinée-Bissau ont engagé un bras de fer avec l'Afrique de l'Ouest et les pays lusophones qui semblent déterminés à faire plier les putschistes, y compris par des moyens militaires. (c) Afp

La délégation de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), arrivée lundi soir à Bissau, poursuivait dans la nuit de lundi à mardi ses rencontres avec différents interlocuteurs sur le putsch du 12 avril en Guinée-Bissau, selon une source proche des discussions.

Cette délégation, forte de plusieurs ministres et chefs des armées de pays membres de la Cédéao, rencontre toujours les militaires bissau-guinéens à Fortaleza d’Amura, siège de l’état-major des forces armées de Guinée-Bissau, a affirmé à l’AFP sous strict anonymat cette source jointe peu avant minuit (heure locale et GMT), en plein couvre-feu (de 21H00 à 06H00).

Après, ce sera le tour des hommes politiques, à une heure et à un lieu non indiqués, d’après la même source.

Peu après leur arrivée à Bissau à bord d’un avion des forces armées du Nigeria, les responsables ouest-africains avaient d’abord rencontré les ambassadeurs de la région basés à Bissau au siège de la représentation locale de la Cédéao, selon un journaliste de l’AFP sur place.

La délégation est conduite par Kadré Désiré Ouédraogo, président de la Commission de la Cédéao (15 Etats dont la Guinée-Bissau). Elle n’a fait aucune déclaration publique depuis son arrivée.

Elle est porteuse d’un message spécial réitérant le rejet du coup d’Etat du 12 avril. Elle n’est censée rester que quelques heures à Bissau, et devait initialement quitter la capitale dans la nuit de lundi à mardi. Aucune estimation n’avait pu être disponible sur la durée des discussions et un éventuel changement de programme.

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