L’ONG «Conservation Justice» a exhorté le gouvernement gabonais à renforcer la loi sur la protection de la faune, tout en mettant un peu plus de rigueur dans son système d’application.

L’action de cette ONG s’inscrit dans le cadre du récent atelier sous-régional organisé du 3 au 5 avril 2012 à Libreville par les ambassades des États-Unis au Gabon et en Centrafrique, au cours duquel était relevé la gravité du braconnage et du trafic d’espèces protégées en voie de disparition dans la sous-région d’Afrique centrale.

D’emblée, il était rappelé que le braconnage et le trafic d’espèces sauvages sont des activités illicites qui compromettent la stabilité de la faune et la flore. Pour un pays comme le Gabon qui mise désormais sur l’or vert, cela peut avoir des répercutions majeures au point d’entraver les stratégies de développement durable et la promotion de l’écotourisme dans le pays.

Dès lors, cette organisation estime qu’il est indispensable pour le Gabon de renforcer sa loi sur la protection de la faune et d’être plus stricte concernant son application. «C’est de plus en plus le cas au Congo, avec la condamnation de Christian Opimbia qui chassait dans la forêt de Mbandza au Congo», affirme l’organisation.

Ce braconnier a été condamné à 5 ans de prison ferme. En République du Congo, c’est la peine maximale et c’est la première fois qu’elle y est appliquée. Par contre au Gabon, cette peine est seulement de six mois. «La révision du code forestier gabonais devrait remédier à cette lacune. En effet, le Gabon constitue un éden pour les trafiquants d’ivoire, car il renferme les grandes populations d’éléphants et les peines de prison sont faibles en la matière», a expliqué un responsable cette ONG.

Pour eux, il serait judicieux que la législation Gabonaise prenne aussi en compte les amendes. Au Congo, ce braconnier a écopé de 2,5 millions francs CFA d’amendes ainsi que de 4 millions de francs CFA de dommages et intérêts.

Enfin, l’ONG estime qu’on peut établir une relation entre les législations du Congo et du Gabon du fait que ces deux pays sont voisins et peuvent être confrontés aux mêmes problèmes. «Une collaboration transfrontalière est en tout cas nécessaire, comme souligné récemment dans l’atelier sous- régional tenu à Libreville, vis-à-vis du trafic d’ivoire et du braconnage qui en est la conséquence», conclu l’ONG.

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