Thomas Voeckler lors de la seconde étape de la Tropicale Amissa Bongo. AFP

Thomas Voeckler lors de la seconde étape de la Tropicale Amissa Bongo. AFP
Thomas Voeckler a mis le bleu de chauffe hier pour remporter seul au sprint, la 3e étape de la Tropicale Amissa Bongo entre Franceville et Akiéni en 2h 08min 52sec. Arrivé en seconde position avant-hier à Ndjolé, le coureur d’Europcar a dynamité ses rivaux sur la dernière bosse du parcours pour s’offrir sa première victoire d’étape dans l’épreuve, après une première participation bien décevante en 2010.

Star confirmée du cyclisme européen, Thomas Voeckler a retrouvé son panache et montré son orgueil de champion en prenant ses responsabilités à la hauteur de la flamme rouge d’Akiéni à environ 1 km de l’arrivée. Maillot jaune du Tour de France 10 jours durant en 2011, il a foncé tel un fauve sur une proie sur les deux hommes de tête qui menaient l’échappée depuis Okangoville (à 17 km de l’arrivée), le Marocain Tarik Chaoufi et l’Erythréen Debesay Fresalki. Puis d’un dernier coup de collier, il les a déposé et s’est assuré la victoire, réparant du coup une cruelle anomalie qui n’était pas digne de son palmarès. Un juste retour des choses pour le leader de la formation de Vendée qui a fini à la 4e place dimanche dernier sur le légendaire classique Liège-Bastogne-Liège. ‘’Hier on a essayé d’attaquer et puis on est tombé sur plus fort que nous, aujourd’hui on a été un peu plus défensif. Ce n’est certainement pas facile de gagner, c’est pourquoi je suis content’’, a déclaré Voekcler.

Europcar n’a véritablement pas fait dans la dentelle puisque le percutant Yohan Gène a pris la 2e place, Alexandre Pichot la 10e et Anthony Charteau, bien revenu dans la course à sa propre succession, la 11e. L’équipe nationale d’Erythrée et le Marocain Adil Jelloul ont respectivement gardé le maillot de meilleure équipe et de meilleur coureur africain. Frédéric Obiang (53e à l’arrivée à Akiéni) qui s’est miraculeusement retrouvé dans le groupe du sprint final a conservé le maillot de meilleur gabonais. Grâce à son culot, il est remonté au 39e rang du classement général, à 6min2sec du leader Russom Meron. Si Leris Moukagni a pris le maillot de l’échappée gabonaise, Gaël Nzoughe a fini 67e et bon dernier de la course. Dès le départ de Franceville, les coureurs ont très rapidement ouvert les hostilités.

L’Algérien du Groupement sportif pétrolier, Azzadine Lagab, l’homme le plus combatif avant-hier, conduisait la première échappée du jour avec dans ses roues l’Erythréen Tesfom Okubamariam, le coureur de l’équipe professionnelle sud-africaine Team MTN Qhubeka, Grmay Tsgabu Gebremaryam, et les Marocains Tarik Chaoufi et Soufiane Haddi (km 3 à la brigade d’Epila). Leur fugue sera de courte durée. Puis le Tunisien Maher Hasnaoui prenait les choses en main en sortant rapidement du peloton, talonné par le Marocain Ismail Ayoune, l’Allemand de l’équipe Specialized Concept Store (SCS), Christoph Springer et l’Algérien Abdelbasat Hanachi (km 7). Eux aussi étaient repris par un peloton roulant à très vive allure. Puis le coureur Azerbaidjanais de SCS Oleksandr Surutkovich entretenait le chassé-croisé en prenant les devants d’une nouvelle échappée dans laquelle s’est ruée l’Algérien Abdellah Ben Youcef et le Tunisien Maher Hasnaoui. Ces trois hommes de tête traversaient Ngouoni les premiers. Mais une nouvelle jonction était finalement faite avec le peloton sous l’effet du travail de sape des hommes d’Europcar. Le peloton entrait groupé à Akiéni.

Pamphil EBO EKE’E, Envoyé Spécial

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