Libreville(AGP)- Dans une déclaration rendue publique samedi dernier, une partie de la société civile dénonce la non application du décret n°0168 relatif aux élections des membres du Conseil économique et social (CES). Des affirmations réfutées par M. Alexandre Ongoto Mbatchi, un des organisateurs du scrutin qui soupçonne une attitude de mauvais perdant.

Le collectif des associations et Organisations non gouvernementales, conduite par son président Olivier Ekomi Nzé, dénonce dans une déclaration rendue publique samedi dernier, la non application du décret n°0168 fixant les modalités d’application des dispositions législatives relatives à la désignation des membres du Conseil économique et social. En effet, selon le porte-parole de ce collectif, Olivier Ekomi Nzé, l’article 6 de ce décret dispose que ‘’le troisième groupe est constitué des seize représentants des associations ou groupements socioprofessionnels et culturels, élus par leurs associations ou groupements d’origine dans les proportions suivantes : 12 représentants des associations du développement, de défense de droits ou à caractère humanitaire, socioprofessionnels et culturels et 4 représentants des confessions religieuses désignées par elles mêmes’’.

Appréhendé ainsi, le collectif des associations veut que ce décret soit respecté dans son entièreté. Il s’insurge contre le fait que la commission chargée de l’organisation ait fait une distinction entre ces associations ou groupements socioprofessionnels et culturels qui sont pourtant tous régis par la loi 35/62 du 10 décembre 1962. Pour ce collectif, il fallait organiser cette élection dans le groupe 3 en tenant compte du décret pris par le Chef de l’Etat, daté depuis le 25 avril dernier.

Dans une correspondance adressée au Premier ministre, le 22 mai 2012, le collectif de la société civile gabonaise (SOCIG) attirait déjà l’attention de ce dernier sur ce point qui donne à ce groupe 3, un nombre de 3 représentants pour le compte des associations autonomes alors que le décret ne mentionne pas cette distinction.

Joint au téléphone, M. Alexandre Ongoto Mbatchi, en sa qualité d’organisateur de ladite élection, a indiqué que ce collectif s’est constitué spontanément le 24 mai dernier alors que l’élection a lieu le 26 du même mois. Cette attitude, selon lui, relève du comportement des mauvais perdants qui persistent à décrédibiliser l’élection. Pour lui, il n’était pas possible de faire élire les fédérations d’associations qui ont 20, 30 ou 50 associations au même titre qu’une association qui ne s’identifie qu’à sa seule structure. Mieux encore, cette clé de répartition a existé autrefois. Les fédérations d’associations avaient 3/4 des sièges et les associations autonomes ¼.

Cette répartition est lisible dans tous les groupes, indique-t-il. Dans tous les cas, les juristes seront encore interpellés pour faire la lumière sur cette incompréhension entre ce collectif et le comité commis pour l’organisation de ce scrutin qui avait lieu le 26 mai dernier et avait concerné le groupe 1, 2 et 3.

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