La prestigieuse université américaine de Yale (New Haven dans le Connecticut) publie depuis quelques années un «Indice de performance environnementale». Joie de saison au moment où l’on sort de Rio+20, le Gabon y occupe une bonne place par rapport à bien de pays occidentaux et il est le premier de la classe en Afrique.

Les différents plaidoyers effectuées ces dernières années par le président Ali Bongo en faveur de la protection de l’environnement, mais aussi l’interdiction d’exporter le bois en grumes et les efforts entrepris par le Gabon depuis la création du réseau des 13 parcs nationaux, semblent bien perçues par les organismes de notations en matière de protection de l’environnement. Ainsi, à travers un classement dénommé «Indice de performance environnementale» (IPE), l’université américaine de Yale range le Gabon comme un pionnier africain de l’économie verte. Le premier rang de cette liste qui situe la France en 6e position est occupé par la Suisse.

Le classement comporte cinq catégories de pays : «Très fortes performances», occupant les rangs 1 à 9 ; «Fortes performances» occupant les rangs 11 à 46 ; «Performances modestes» classées de 47 à 84 ; «Faibles performances» classées de 85 à 120 ; et «Très faibles performances» occupant les rangs 212 à 132.

Le Gabon qui occupe le 40e rang mondial a donc réalisé une «Forte performance». Il est au premier rang des pays africains, se situant trois rangs après le Canada (37e) et juste avant le Portugal (41e). Le deuxième pays africain est la Zambie (57e). Elle est suivie de l’Egypte (60e) et de la Tanzanie (64e). La Côte d’Ivoire arrive au 67e rang, le Bénin au 80e, le Kenya au 83e. Tous ces pays africains ont réalisé des «Performances modestes». Le Gabon dépasse d’ailleurs largement ses cinq sociétaires du bassin du Congo : Cameroun (112e), Congo-Brazzaville (95e), Congo-Kinshasa (92e) ; la Guinée équatoriale et la Centrafrique ne figurent pas dans ce listing de 132 pays, du fait de données insuffisantes.

Mais le Gabon n’a pas engrangé de bons points dans tous les volets de cette étude de l’université de Yale. La rubrique «Santé environnementale», par exemple, est divisée en sous catégories. Le Gabon y est 82e mondial avec 59,5 points/100 pour ce qui est des «Effets de l’air sur la santé humaine» ; il est au 116e rang mondial pour la «Charge des maladies environnementales» avec 32,7 points et au 106e rang mondial avec 24,2 points pour l’ «Eau (effets sur la santé humaine)». Le pays est quand même premier rang ex-æquo mondial pour «Les Forêts» et occupe le même rang pour ce qui est des «Ressources en eau (effets sur les écosystèmes)» avec 100 points à chaque fois.

L’Indice de performance environnementale (IPE) est calculé à partir de 22 indicateurs qui prennent en compte la durabilité environnementale, les dotations en ressources naturelles, les niveaux de pollution passés et présents, les efforts de gestion de l’environnement, les contributions à la protection du patrimoine mondial, et la capacité d’une société à améliorer la performance environnementale au cours du temps.

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