François Hollande et Ali Bongo à l'Élysée, le 5 juillet 2012. © AFP PHOTO / ERIC FEFERBERG

François Hollande et Ali Bongo à l’Élysée, le 5 juillet. © AFP PHOTO / ERIC FEFERBERG
C’est un voyage qui s’est soldé par trois échecs du Rais Gabonais :

Echec d’abord parce que Sarkozy qui l’a fait roi a quitté la France deux jours avant son arrivée pour ne pas avoir à le rencontrer. C’est comme si Ali était devenu un pestiféré, un homme infréquentable ; cela en dit long sur les rapports personnels en lieu et place des rapports d’Etat à Etat. Le régime Bongo s’est toujours appuyé sur les rapports persos, Ali en paye aujourd’hui le prix fort de la politique de la françafrique.
Echec ensuite par l’accueil que lui a réservé le chef de l’Etat français.

En effet, Ali Bongo et ses sbires, le PDG, les internautes s’en sont violemment pris à Hollande et au PS dans les médias, sur le net, et dans leurs réunions mafieuses. Ils n’ont pas cru un moment que François Hollande allait être élu et qu’il allait mettre en œuvre sa politique de l’Afrique. Le fantasme d’une France qui dépendrait du Gabon, « une voiture sans carburant », alors que toute l’Afrique ne participe que pour 2% dans le commerce mondiale, et à bien plus forte raison le minuscule Gabon, et qu’un inventaire indépendant des relations entre les deux pays montrerait que le Gabon se classe très loin parmi les pays fournisseurs de la France, a sans douté contribué à mettre Ali à sa vraie place. L’accueil sans enthousiaste sur la troisième marche de l’Elysée sans poignée de main ou de photo sur le perron, l’absence de tête, le refus de le raccompagner jusqu’au perron pour éviter toute photo complice, et la tenue assez loin de la sortie de l’Elysée des journalistes pour qu’Ali ne fasse pas de déclaration… tout cela constitue un camouflet.

Il y a ensuite l’échec quant au contenu de l’entretien lui-même.

Du communiqué diffusé par l’Elysée, il faut retenir que des conditions draconiennes et exigeantes sont imposées désormais au Gabon s’il veut continuer sa coopération avec la France.

On peut imaginer qu’un document écrit comprenant des actions à entreprendre avec un chronogramme a été remis à Ali Bongo, et qu’un comité de suivi a été mis en place pour suivre l’application de ce document.

Aussi, la balle se trouve désormais dans le camp du pouvoir de Libreville qui doit répondre aux exigences formulées dans ce document au plus vite.

C’est sans gloire, mais plutôt comme un animal blessé et atteint qu’Ali a dû quitter Paris plutôt que prévu le jeudi soir pour regagner Libreville.

Au delà de ces échecs qui au premier abord peuvent être ressentis comme une humiliation, le camp d’Ali Bongo doit méditer la traduction du mot crise qui se traduit par « opportunité » en chinois. Car le Gabon est en crise : crise politique, crise économique et crise sociale.

Mieux que de vouloir forcer l’émergence sans l’adhésion populaire, la sagesse appelle à associer toutes les forces de la Nation pour bâtir un texte de vivre ensemble (une nouvelle constitution) voté par l’ensemble des Gabonais par référendum.

L’histoire rendra justice à Ali Bongo pour cela.

Bon Dimanche

PETIT LAMBERT OVONO

1 COMMENTAIRE

  1. Petit Lambert.

    Je crois que vous exagérez un peu dance cet article. On comprend que vous vouliez défendre votre camp et fustiger Ali, mais attention à la désinformation gratuite. Surtout quand vous écrivez:

    1) qu’Ali n’a pas eu droit à une poignée de main. Il y a eu poignée de main, quoique non chaleureuse.

    2) Il y a eu accueil au perron de l’Elysée, quoique sans chaleur humaine.

    3) Il y a eu interview d’Ali avec les médias, plusieurs reportages sont parus là-dessus.

    Pour qu’on vous prenne au sérieux évitez l’exagération gratuite.

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