La gestion des déchets biomédicaux au Gabon reste encore problématique malgré la modernisation des structures de santé en marche depuis quelques années déjà. Le Directeur Général de la Santé, Le Dr Jean Damascène KHOUILLA est interrogé par notre confrère Paul AVOUGOU NDILA du Réseau des Journalistes pour le Développement Durable.

QUESTION (Q) : Les hôpitaux du Gabon disposent-ils d’un incinérateur pour le traitement de déchets biomédicaux

Directeur Général de la Santé (DGS): non ! Tous les hôpitaux du Gabon ne disposent pas d’un incinérateur

Q : Que faites-vous des déchets biomédicaux ?

DGS :les textes juridiques et règlementaires sont en cours de validation. Notre pays est divisé en 10 régions sanitaires et 52 départements sanitaires. Désormais tous acteurs de ces régions et départements sanitaires seront dotés d’outils normatifs et nouveaux paramètres de gestion de la santé au Gabon aux normes internationales. C’est un grand défi. Votre question est pertinente, je vous le concède. Mais, nous sommes en train de mettre les rails sur lesquels notre système de santé doit fonctionner.

Q : C’était donc jusqu’ici du pilotage à vue ?

DGS : C’est ce que nous faisions depuis 50 ans. Les choses sont en train de se mettre en place au fur et à mesure. Le gouvernement de mission actuel avec à la tête de notre département un Professionnel de la santé qui est bien imprégné de la situation ne ménage aucun effort pour faire avancer le train des réformes du secteur santé. Bientôt tout sera clair. Chacun saura exactement ce qu’il doit faire. Vous savez qu’un système ne peut pas être efficace si l’ensemble des éléments de ce système ne joue pas la partition qui est la sienne. Vous avez posé un problème majeur. A l’époque, les déchets étaient gérés, comme on dit, à la poubelle. On incinérait à l’air libre ou dans une fosse avec les moyens de bord. Nous sommes en 2012, les normes de sécurité santé sont désormais disponible et accessible à tous les acteurs de la santé sur internet à l’adresse suivante : www.Cosp.gabon.info.

Q : Qu’est ce qui est prévu ?

DGS : Chaque centre hospitalier régional doit disposer d’un incinérateur aux normes internationales. Le circuit du déchet hospitalier désormais est connu. Il n’y a plus d’ambiguïté à ce niveau-là. Tous les quelques rares incinérateurs qui existaient ont été arrêté. En fait, vous avez mis le doigt là où ça fait très mal. Le Ministre, qui est un praticien de la médecine et donc qui est fait de tout, a donné des instructions fermes à ce sujet. Mais, il faut savoir que nous sommes tous comptable de notre santé, même si l’Etat par le Ministère de la santé est le leader dans ce domaine-là. C’est ensemble qu’on prend conscience de la situation, c’est ensemble qu’on en tire des conclusions et en fin c’est ensemble qu’on trouve des solutions. Le Ministère de la santé a le devoir de rendre disponible ce qui est normal.

Comment les choses doivent se passer. Dans les structures publiques, l’Etat va s’efforcer de mettre les choses aux normes. Les établissements de santé privée doivent s’arrimer aux normes. Depuis deux ans les efforts de l’Etat se sont manifestés vers le haut. Il y a les grands hôpitaux qui sont construit et ça se poursuit. Ensuite, les Centre hospitaliers régionaux, au niveau intermédiaire. L’attention est en train de descendre vers les départements sanitaires. Vous voyez bien que la plus grande attention de l’activité chirurgicale qui inquiète se passe souvent dans les CHR et CH.

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