Le procureur de la République de Libreville, Sidonie Flore Ouwé

Le procureur de la République de Libreville, Sidonie Flore Ouwé
Le procureur de la République du tribunal de Libreville, Sidonie Flore Ouwé, a condamné, lundi, les troubles survenus mercredi dernier dans les quartiers Nkembo et Cocotiers du 2ème arrondissement de la capitale gabonaise, théâtres de violents affrontements entres les forces de l’ordre et les partisans de l’Union nationale (UN), un parti d’opposition dissous.

’’Des jeunes et des vieux de nationalités diverses ont gravement troublé l’ordre public en bravant les forces de police nationale, par des jets de pierre et des actes de vandalisme, notamment la destruction de plusieurs véhicules, l’incendie d’une station service, le pillage des magasins des ressortissants étrangers et des barricades sur la voie publique’’, a expliqué Mme Ouwé, au cours d’un point de presse.

Sept véhicules ont été incendiés, vingt quatre ont été endommagés, une station service ‘’Oil Lybia’’ a été saccagée et mise hors d’usage’’, a indiqué le procureur de la République, soulignant que ’’ces événements sont consécutifs à l’appel lancé par André Mba Obame et ses compagnons politiques, le 11 août dernier, à tenir un meeting, le 15 août, au quartier Cocotiers, sans avoir obtenu au préalable une autorisation du ministère de l’Intérieur’’.

’’Les responsables de ces actes barbares répondront devant la justice’’, a-t-elle dit, ajoutant que ’’pour marquer notre volonté de traquer les auteurs de troubles à l’ordre public, nous punirons avec les moyens de droit les auteurs des dégâts du 15 août’’.

Concernant le bilan des affrontement établis, dans un premier temps, à trois morts par l’opposition qui s’est retractée, peu après, pour annoncer un mort, une jeune femme, Mme Ouwé a affirmé qu’aucun décès lié à ces troubles n’a été authentifié jusqu’à présent.

’’Le médecin interne de garde à l’Hôpital universitaire de Libreville (HUL), ancien Centre hospitalier de Libreville (CHL), a déclaré avoir reçu deux blessés légers et une jeune femme arrivée au service des urgences déjà décédée’’, a expliqué le procureur de la République qui s’est personnellement rendue sur les lieux.

’’La dépouille de Gilberte Nguéma, 22 ans, transportée par ses parents à l’HUL ne présentait aucune lésion corporelle’’, a-t-elle précisé, ajoutant toutefois qu’aucune autopsie n’a été pour l’instant pratiquée pour déterminer avec exactitude les causes du décès.

Les policiers avaient été déployés dans le 2ème arrondissement de Libreville pour empêcher la tenue d’un meeting non autorisé du secrétaire exécutif du parti dissous, M. Mba Obame, candidat malheureux à l’élection présidentielle anticipée du 30 août 2009, ancien ministre de l’Intérieur et ancien baron du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), passé dans l’opposition.

Plusieurs personnes ont été blessées dans les échauffourées à l’issue desquelles M. Zacharie Myboto, le présisdent de l’ex-UN, avait fait état de trois morts avant de revoir ce bilan à la baisse.

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