L'opposant André Mba Obame à son domicile à Libreville le 11 août 2012 | AFP/PATRICK FORT

L’opposant André Mba Obame arrivant à Libreville. | AFP/PATRICK FORT
“Chiche”, a réagi mercredi le principal opposant gabonais André Mba Obame, à la menace de son interpellation lancée lundi par la procureur de Libreville, après la manifestation de son parti dissous l’Union nationale (UN) qui a dégénéré en violences le 15 août.

“J’entends les menaces d’une procureur aux ordres, mais qu’ils viennent ! Chiche ! je dis chiche !”, a déclaré M. Obame réagissant à l’annonce de son interpellation.

“Comme je l’ai déjà dit, je suis habitué, je la prends au sérieux (la menace) mais ce n’est pas ça qui m’arrêtera (…) Nous sommes déterminés. Que chacun fasse ce qu’il a à faire. Ce pouvoir, tout ce qu’il sait faire c’est la répression”, a-t-il ajouté.

La procureur de la République Sidonie-Flore Ouwé avait affirmé lundi lors d’une conférence de presse: “Ce qui est sûr et certain, je vous le dis, c’est qu’il sera interpellé. Pas en tant que coupable. La présomption d’innocence sera également assurée à M. Mba Obame comme à tous ceux qui sont arrêtés (dans le cadre de la manifestation) présentement”.

De retour le 11 août de Paris, après 14 mois d’absence en raison de problèmes de santé, M. Mba Obame, ancien baron du régime passé dans l’opposition à la mort du président Omar Bongo en 2009, avait contesté la victoire à la présidentielle d’Ali Bongo, le fils de l’ancien président.

Il s’était autoproclamé président de la République en 2011, avant de se réfugier pendant plus d’un mois dans une agence onusienne de Libreville. Son immunité parlementaire avait été levée et il est poursuivi pour “trouble à l’ordre public”. Il risque de deux mois à un an de prison, selon son avocat. La procédure avait été suspendue pendant sa convalescence en Afrique du sud et en France.

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