Communiqué de presse, pour diffusion immédiate

Dans un document de 30 pages publié le 28 août 2012 sur son site politique (http://www.bdpmodwoam.org), le Conseil Révolutionnaire de « Bongo Doit Partir – Mouvement des Descendants de Wongo, Okwêrêt, Akoma Mba et Mumbina » (en abrégé « BDP-Modwoam ») a lancé un plan de changement immédiat que le nouveau né des partis politiques gabonais a appelé « Plan pour une prise de pouvoir immédiate par le Peuple gabonais », plan téléchargeable également sous forme de PDF sur ce lien: http://www.bdpmodwoam.org/wp-content/uploads/bdpmodwoam_plan_prise_de_pouvoir3.pdf.

Le document, qui est une véritable autopsie du combat politique mené par l’opposition gabonaise depuis 1990, constitue un appel sans équivoque à une nouvelle méthodologie de lutte politique, donc à un changement radical de paradigme de lutte politique au Gabon.

Dans ses trois premières sections A, B et C, mais aussi dans le long préambule qui introduit le document, le Conseil Révolutionnaire du BDP-Modwoam établit « les enjeux de la lutte » et demande à l’opposition, pour assurer l’efficacité et la lisibilité de son action, de « faire un choix clair entre évincer les Bongo ou négocier avec les Bongo » (page 5), dresse « l’état des lieux de la lutte » pour démontrer « pourquoi les combats menés jusqu’à présent ne peuvent aboutir sous leurs formes actuelles » et analyse les différentes « pistes du changement immédiat au Gabon » (Page 7), ceci pour clairement indiquer comment chacune de ces pistes de lutte doit être abordée, qu’il s’agisse de la « piste de la France et/ou des Etats-Unis et de la Communauté internationale »(Page 8), des « concertations nationales » qui découlent du « fléau du consensus permanent et des négociations permanentes avec le pouvoir » (Page 9), du « combat d’André Mba Obame dans le cadre du contentieux électoral de 2009 » (Page 11), du « combat pour la biométrie intégrale au Gabon » que poursuit l’ACR (Page 17), du projet de « conférence nationale souveraine » actuellement débattu au Gabon (Page 17), ou de la « troisième voie » que représenterait le potentiel d’une « Assemblée constituante citoyenne » au Gabon (Page 18).

Dans les deux sections suivantes (Section D et E), le Conseil Révolutionnaire du BDP-Modwoam présente dans le détail et de façon argumentée son « Plan pour une prise de pouvoir immédiate par le Peuple gabonais » (Page 19) ainsi que le « chronogramme insurrectionnel » qui va avec (page 22), chronogramme par la suite résumé dans la section « F » (page 26). Le document conclut sur des propositions de réformes qui reprennent la plupart des idées émises par l’opposition depuis 1990 en vue d’une réforme démocratique digne de ce nom au Gabon. Ce qui, par ailleurs, ressort, aussi, de ces discussions, c’est le caractère potentiellement illusoire d’une « conférence nationale souveraine » qui serait présentée comme une fin en soi ou une panacée, alors même que ce même projet comporterait des risques de maintien du statut quo du bongoïsme au Gabon.

Ce « Plan pour une prise de pouvoir immédiate par le Peuple gabonais » se veut, donc, une rationalisation de toutes les propositions visant au changement politique immédiat qui sont actuellement débattues au Gabon et s’active à concilier, avec pragmatisme et efficacité, les propositions de « Conférence Nationale Souveraine » (CNS) et d’« Assemblée Constituante Citoyenne » (ACOC) nés respectivement de la « Rencontre de Paris » du 30 juin au 1er juillet 2012 et de la « Concertation de Washington » du 28 juillet 2012. Le document démontre comment ces deux idées peuvent être conciliées et rendues complémentaires.

Cette conciliation, le Conseil Révolutionnaire du BDP-Modwoam la présente comme partant de la nécessité de ne pas « s’accrocher à l’idée de « Conférence Nationale Souveraine » comme à un totem, et ce quand bien même la situation sur le terrain commanderait une autre démarche, une autre approche, une autre stratégie, une autre attitude, » mais, plutôt, de la voir comme le « déclic insurrectionnel » qui, sur la base d’un ultimatum clair et sans ambages, exigerait d’Ali Bongo qu’il accepte la « Conférence Nationale Souveraine » au plus tard le 30 septembre ou soit chassé du pouvoir par l’insurrection du Peuple que l’opposition lui préparerait avec détermination et, surtout, sans improvisation, et avec comme seule finalité la fin immédiate du régime des Bongo au Gabon.

Autrement dit, pour le Conseil Révolutionnaire du BDP-Modwoam, le gros problème, donc le plus gros manquement, dans la stratégie actuelle de l’opposition, une stratégie consistant à demander, voire quémander une « Conférence Nationale Souveraine » est « qu’on ne voit pas le bout du tunnel de cette revendication. Non seulement l’opposition ne dit pas ce qu’elle ferait si le régime en place disait « non » (ce qui est déjà le cas puisqu’Ali Bongo a non seulement dit « non », mais aussi commencé à tuer des Gabonais), elle ne dit pas non plus au peuple à quel moment elle cesserait d’attendre le « oui » hypothétique d’Ali Bongo » : une semaine ? Un mois ? Un an?

Dès lors que l’opposition, jusqu’à présent, se cherchait un déclic pouvant lui servir de levier en vue du basculement de la lutte vers le « plan B », le BDP-Modwoam pense que le projet de « Conférence Nationale Souveraine » doit devenir le « Plan A » de l’opposition et que le passage du « plan A » qu’est la « Conférence Nationale Souveraine » (CNS) au « plan B » que deviendrait le projet d’« Assemblée Constituante Citoyenne » (ACOC) ne peut se faire que par l’intermédiaire du déclic d’un ultimatum à Ali Bongo » en bonne et due forme.

Et comme il est attendu que le dictateur continuerait de dire « non » à la « Conférence Nationale Souveraine » jusqu’au terme de l’ultimatum, le prétexte serait ainsi donné à l’opposition de s’engager dans la lutte insurrectionnelle qui va avec l’idée d’« Assemblée Constituante Citoyenne » (ACOC). La stratégie en serait, du coup, simplifiée : Tout le monde au Gabon comme dans la diaspora soutiendrait, dans un premier temps, le projet de « Conférence Nationale Souveraine » jusqu’à la date butoir et après, on passerait à l’étape insurrectionnelle, donc à la tenue d’une « Assemblée Constituante » dépendant totalement de l’initiative de l’opposition en vue de la destitution d’Ali Bongo et de son régime et de l’avènement d’une nouvelle République au Gabon. Sans cela, le BDP-Modwoam pense que le projet de « Conférence Nationale Souveraine » risquerait de s’enliser, puis de mener à un cul-de-sac politique qui n’avancerait pas outre mesure la cause du changement immédiat au Gabon.

Pour le Conseil Révolutionnaire du BDP-Modwom, donc, « l’attente de l’opposition doit, à un moment, cesser ou du moins correspondre à une date butoir après laquelle tout refus du régime devrait mener à des conséquences immédiates ». Par ailleurs, l’absence d’une telle date butoir, donc du déclic insurrectionnel, risque « de faire de l’attente de l’opposition une « attente à durée indéterminée » qui dépendrait, dès lors, du bon vouloir des Bongo. Du coup, si Ali Bongo dit « non » pendant 3 mois, un an, deux ans, quatre ans, hé bien l’opposition serait plus ou moins ballottée au gré de ce bon vouloir des Bongo. Il faut donc que l’opposition soit capable de formuler une date limite à son attente et, à partir de là, passer à l’étape insurrectionnelle d’une « Assemblée Constituante Citoyenne ».

Il s’agit maintenant pour le BDP-Modwoam de faire acheminer ce  « Plan pour une prise de pouvoir immédiate par le Peuple gabonais » aux leaders de la société civile et de l’opposition politique qui veulent en finir, maintenant, avec le pouvoir mécréant des Bongo Ondimba au Gabon.

Fait le 29 août 2012

Service Presse
BDP-Modwaom

P.O. Box 3216 TCB
West Orange, New Jersey 07052, USA
Tél./Fax : (+1) 973-447-9763

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