Le président de l’Union nationale Zacharie Myboto (g) et le président de l’Union pour la nouvelle république Louis Gaston Mayila saluent la foule lors d’une marche dans la quartier de Rio à Libreville, le 20 novembre 2010.

Les présidents de onze partis de l’opposition gabonaise ont signé une charte commune qui lance officiellement l’Union des forces du changement (UFC), une coalition créée début septembre. «L’UN n’a pas signé la charte pour des questions légales (le parti étant dissous et ne pouvant se revendiquer comme tel), et afin de ne pas donner de prétexte au ministre de l’’Intérieur pour refuser la charte de l’UFC. L’UN n’a pas signé mais reste un membre fondateur», a assuré son président Zacharie Myboto. L’une des principales revendications de l’UFC est la tenue d’une conférence nationale qui réunirait les partis de l’opposition, le pouvoir et des représentants de la société civile afin d’élaborer une nouvelle Constitution et d’organiser la tenue d’élections générales.

Les dirigeants de l’ex-Union nationale n’ont pas signé pour des raisons stratégiques, mais les onze autres signataires crient déjà victoire. Le processus d’unification de l’opposition est en marche. But de la manœuvre : bouter hors du pouvoir le régime en place, affirme le porte-parole des signataires, Pierre Claver Maganga Moussavou : « Nous avons pour objectif : écarter du pouvoir le régime PDG et tout ce qui l’incarne. Autre objectif : instaurer la démocratie au Gabon ».

Cependant, moins de trois mois seulement après sa création, l’UFC est déjà miné par des querelles intestines. Le premier président du mouvement, Louis Gaston Mayila, jugé trop proche du pouvoir, a été exclu. Maître Mayila, qui revendique la paternité de l’UFC, a de son côté, décidé d’exclure tous les camarades qui boudent son autorité, ce que regrette Maganga Moussavou : « Au nom de quoi, lui qui a été exclu, peut exclure la majorité ? C’est simplement ridicule ».

Contacté par RFI, Maître Mayila n’a pas souhaité faire de commentaires. Cette guerre des chefs risque cependant de scinder l’UFC en deux tendances, ce qui serait une aubaine pour le pouvoir.

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