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La note salée du CNC à la presse nationale

Lors de sa séance plénière ordinaire du 14 décembre dernier, la dernière du genre comptant pour l’exercice 2012, le Conseil national de la communication, s’est indigné de la qualité des produits mis à disposition du public par les différents médias.

Le Conseil national de la communication, s’est indigné de la qualité des médias au Gabon © D.R.

L’analyse du contenu des médias a suscité l’intérêt des conseillers du Conseil national de la communication qui se sont réunis en séance plénière au siège de l’instance de régulation de communication au Gabon, sis avenue du Général De Gaulle, à Libreville.

Au cours des travaux, le Conseil a relevé que depuis un certain temps, la presse gabonaise, dans son ensemble, offre au public un produit indigeste, marqué par de nombreux manquements, liés, entre autres, au mauvais usage de la langue française, au plan de la syntaxe, de la grammaire et même de l’orthographe.

Selon, les membres du CNC «en dépit de ses multiples observations publiques, les responsables des médias continuent à faire preuve de laxisme et de légèreté, en laissant leur outil entre les mains de profanes qui, malheureusement, dans la rédaction de leurs articles ou dans la présentation des émissions, tirent la profession par le bas».

Cette observation qui vient corroborer le bilan mitigé de la situation de la presse au Gabon, dressé par le représentant résident de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), Mohamed Bachiri lors de la 9e journée internationale de la liberté de la presse, célébrée le 3 mai, et aussi le tableau sombre peint par le patron du ministère de la Communication, Blaise Louembe, vient relancer la question de la qualité de formation des journalistes.

«Retenons toutefois que le nombre important d’organes de presse dans notre pays ne rime toujours pas avec la qualité de l’information distillée. Les articles de presse des journalistes gabonais, qu’ils soient anecdotiques ou humoristiques, denses ou jargonneux, doivent être d’une rhétorique soutenue et sans erreur de syntaxe pour plaire au lecteur et contribuer véritablement à la transformation positive des couches sociales», avait souhaité le ministre de la Communication., avant d’annoncer qu’«il convient donc d’envisager un processus de renforcement des capacités basé sur les normes internationales et développer un véritable professionnalisme dans le secteur de la communication».

«Au regard de ce qui précède, le Conseil national de la communication tient à rappeler aux médias la noblesse de leur mission, qui exige des praticiens un minimum de professionnalisme en vue d’offrir au public un produit de qualité et concurrentiel», précise le communiqué final des travaux de la séance.

Outre le constat amer fait sur la qualité des médias gabonais, le CNC dans son rôle de régulateur de la presse gabonaise et de défenseur des droits des professionnels de la communication, s’est dit par ailleurs préoccupé par la situation lamentable dans laquelle vivent en ce moment la radio panafricaine Africa n°1 et son personnel privé de salaire depuis le mois d’août 2012. Aussi, le Conseil a attiré l’attention des pouvoirs publics sur la nécessité de trouver une solution urgente à cette préoccupation.

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