A la suite des présentations des vœux prononcés à son endroit et à la Première Dame, le Chef de l’Etat qui a réitéré son engagement à poursuivre le processus des réformes engagées a dit ses attentes pour l’année 2013.
S’adressant au Premier Ministre et à son gouvernement après le Corps diplomatique, le président de la République qui a d’abord dégagé les responsabilités des uns et des autres, a rappelé que son rôle à lui était d’indiquer la voie à suivre en définissant le cap.
« La responsabilité du Gouvernement se situe précisément dans la mise en œuvre de ce projet de société que nous avons décliné en un outil de pilotage dénommé Plan Stratégique Gabon Emergent (PSGE) », a dit Ali Bongo Ondimba soulignant que « chaque membre du gouvernement doit comprendre sa mission non pas comme un simple accomplissement personnel, mais comme l’expression d’un sacerdoce au service de la Nation ».
Pour le Chef de l’Etat « Gabon d’Abord », doit être au dessus de toute autre considération, d’où ce rappel à la solidarité gouvernementale. A la présidente du Sénat Rosine Francine Rogombé, il a dit compter sur la collaboration du Parlement à accompagner l’Etat en mettant à sa disposition les outils législatifs et les moyens conséquents pour accomplir sans restriction sa mission constitutionnelle axée premièrement sur le contrôle de l’action gouvernementale.
En réponse à Madame le président de la Cour Constitutionnelle Marie Madeleine Mborantsuo, Ali Bongo Ondimba a déclaré que « la démocratie n’est nulle part au monde une œuvre achevée. Elle au contraire une construction permanente qui s’effectue avec le consentement de tous et la bonne foi de chacun ». Allusion faite aux prochaines joutes électorales devant tester l’introduction de la biométrie.
A l’endroit du Corps judiciaire, le président de la République a rappelé que le Gabon a opté pour l’instauration d’un Etat de droit. « Ma ferme volonté est de voir se mettre en œuvre dans notre pays, une justice qui soit forte sans être spectaculaire, crédible sans être démonstrative ». Les réformes engagées du Code de procédure pénale, du code pénal, du code civil ainsi qu’auprès de certaines cours et juridictions vont dans ce sens.
Rappelant au président du Conseil National de la Communication (CNC), Bertrand Mapangou que depuis 1990, le Gabon a opté pour le retour au multipartisme, le Chef de l’Etat a souligné que « l’Organe de régulation que vous présidez a donc la responsabilité constitutionnelle de faire en sorte que cette expression libre soit conforme à l’éthique professionnelle, au respect de la dignité humaine, à la sauvegarde de notre vivre ensemble. De même que cette liberté de la presse doit s’exercer conformément aux lois et règlements en vigueur ».
Aussi, a-t-il émis le souhait de séparer les missions de régulation des missions de sanctions administratives. « L’exercice de ce double dispositif dans la Constitution, en ce qui concerne le Conseil Nationale de la Communication, conduit certains observateurs à penser que le régulateur s’érige souvent en censeur », a-t-il justifié.
Au Conseil Economique et Social (CES), le président de la République a dit toute sa volonté de voir cette vielle institution s’adapter aux évolutions qu’imposent le temps en s’arrimant au nouvel environnement du pays.
Passant aux préoccupations des collectivités locales, le numéro un Gabonais a dit qu’il était plus qu’urgent de rendre effective la loi sur la décentralisation tant réclamé par ces institutions limitées dans la réalisation de leurs projets. Le premier citoyen du pays a exhorté le Maire de Libreville à ne pas tomber dans le découragement. Bien au contraire, il a rassuré ce dernier du soutien de l’Etat à accompagner les collectivités dans leurs missions.
Quant aux confessions religieuses, Ali Bongo Ondimba a sollicité l’engagement religieux au côté des pouvoirs publics dans la lutte contre certaines pratiques liées au « mariage forcé », la « traite des enfants », la « spoliation de la veuve et de l’orphelin » et les « crimes rituels » entre autres.
En clôturant la journée d’hier, le Chef de l’Etat a convié la Confédération syndicale des travailleurs et le patronat à mutualiser leurs efforts pour accompagner, soutenir et favoriser l’émergence du pays. Pour Ali Bongo Ondimba, il n’y a point d’économie sans capital humain et sans entreprises.
« Mon vœu le plus cher pour mon pays est la promotion et la mise en œuvre de partenariats gagnant-gagnant, d’investissements croisés et l’installation au Gabon d’opérateurs économiques avec lesquels nous discutons sur un pied d’égalité en tenant compte de l’expression de nos besoins », a –t-il tracé.
Soulignons aussi que tous les intervenants ont loué les actions de solidarité menées par la Première Dame Sylvia Bongo Ondimba aux côtés du Chef de l’Etat.
La cérémonie de présentation des vœux au Chef de l’Etat s’achève ce vendredi avec les Forces de Défense et de Sécurité, les Personnels de la Présidence de la République et des Services rattachés avant la boucle avec la presse.

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