Le Fonds mondial pour la nature (WWF), une ONG internationale animera une conférence de presse lundi, à Libreville, sur la situation des éléphants de forêts menacés d’extinction dans la région de l’Afrique centrale, notamment au Gabon où un dernier rapport fait état du massacre de 11 000 éléphants par des braconniers entre 2004 et 2012 pour le seul parc national de Minkébé situé au nord-est, frontalier du Cameroun et du Congo Brazzaville.

Cette conférence de presse marquera également le lancement de la campagne de sensibilisation du WWF sur la protection des éléphants des forêts qui durera plus d’un an, a affirmé un expert du WWF à l’AGP.

Cet expert a également indiqué que la recrudescence du braconnage de l’éléphant est due une flambée des prix de l’ivoire sur le marché international.

‘’Le prix du kilogramme d’ivoire est acheté au chasseur à 80000 FCFA par les braconniers qui agissent désormais en véritable bande organisée’’, a-t-il révélé.

En janvier dernier, 17 braconniers ont été arrêtés dans la partie gabonaise du paysage Dja-Odzala-Minkébé (TRIDOM), une zone repartie entre le Gabon, le Cameroun et le Congo Brazzaville. Ces trois aires protégées sont reconnues comme un espace prioritaire pour la conservation de la biodiversité.

Selon le conservateur de l’Agence nationale des parcs nationaux du Gabon (ANPN), Joseph Okouyi, par ailleurs responsable des parcs TRIDOM, a qualifié de « terrifiant » les renseignements recueillis auprès des personnes arrêtées.

‘’Une information qui indique que les braconniers sont entrain de vider le TRIDOM de ses éléphants, et le seul moyen efficace de lutter contre les criminels fauniques demeure une coopération régionale et internationale accrue’’, a-t-il souhaité.

La forêt TRIDOM est une zone cinq fois la taille de la Belgique. Elle est l’hôte de la plus importante population d’éléphants de forêts de l’Afrique centrale, comptant jusqu’à 40.000 individus.

Selon le rapport de l’ANPN, cet endroit est malheureusement aussi le lieu le plus dangereux du monde pour un éléphant, avec des douzaines d’éléphants tués chaque jour pour leurs ivoires.

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