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Gabon : Affaire Liban Soleman contre Marc Ona, la diffamation établie !

Marc-Ona-inquiet-402x190 Marc Ona Essangui ne pourra s’en prendre qu’à lui-même tant sa fronde radicale à l’égard du pouvoir en place au Gabon, l’aura amené à ne plus pouvoir distinguer le chef de l’Etat de la personne d’Ali Bongo Ondimba. Les collaborateurs du Chef de l’Etat de leurs personnes privées. L’un d’eux, Liban Soleman, Chef de cabinet, a perçu cet écart de langage et de conduite affiché par Marc Ona et a dû en saisir le tribunal pour diffamation contre sa personne.

L’attitude frondeuse et aveugle de Marc Ona président de l’ONG Brainforest contre la personne d’Ali Bongo Ondimba remonte à l’affaire des « biens mal acquis », qui juridiquement concerne le défunt président Omar bongo ondimba. Mais, Ali étant son fils et lui ayant succédé au pouvoir, Marc Ona, aidé en cela par ses semblables ONG étrangères, a mécaniquement transféré sur Ali Bongo Ondimba tout le passif moral supposé de cette affaire des « biens mal acquis » qui reste en réalité une manivelle judiciaire qu’actionnent à l’occasion les semblables de Marc Ona et leurs ramifications tapis dans l’ombre des intérêts et de l’appareil d’Etat français, pour faire pression sur la famille de l’actuel chef de l’Etat gabonais.

Les semblables de Marc Ona sont les présidents des ONG internationales Transparency International et Sherpa. Ils occupent par ailleurs des fonctions de conseillers du chef de l’Etat français actuel, François Hollande. C’est dire qu’ils peuvent constituer des soutiens forts pour leur semblable président d’ONG qu’est Marc Ona.

Du reste, dans cette affaire opposant Liban Soleman à Marc Ona, l’outrecuidance et la témérité de Marc Ona pourrait bien s’expliquer par un excès de confiance en ses semblables à l’international, oubliant même que la justice gabonaise a ses réalités et ses règles propres. Et il faut d’abord songer à s’en extirper par une défense prudente avant de compter sur l’extérieur.

L’avocat de Marc Ona, Me Nkoulou a très certainement préconisé cette prudence à son client vu qu’il a exigé au cours du procès tenu le 8 mars 2013 au palais de justice de Libreville, que la bande de l’émission télévisée diffusée sur les antennes de téléafrica fassent l’objet des constations de l’huissier de Marc Ona, comme elle a été l’objet des constations de l’huissier de Liban Soleman.

Mais par la suite Me Nkoulou n’a manifestement pas pu contenir les ardeurs et intimes convictions de son client Marc Ona qui sortira de la prudence terminologique requise dans tout procès et tout interrogatoire.

Pourtant, il commença par réfuter le terme « business » qu’il aurait employé parlant du chef de l’Etat et de son chef de cabinet avec le groupe Olam. Puis, il va se lancer et affirmer séance tenante qu’ « il y a collusion lorsque les autorités et l’administration se mettent avec l’opérateur ». Certes il est resté fumeux dans ses explications sur les termes « se mettent avec » , mais l’usage du vocable « collusion » apparait bien expressif d’une idée d’entente malsaine et contre indiquée entre les autorités gabonaises dont Liban Soleman et l’opérateur Olam. Et l’avocat de Liban Soleman Me Nkea de saisir au bond le terme de collusion pour y relever la confirmation de la diffamation.

En effet, Liban Soleman peut s’estimer diffamé lorsqu’on qualifie de « collusion », les actes qu’il a accomplis en tant qu’autorité étatique et administrative dans le but de créer un cadre propice à l’activité économique. Car cela rentre bien dans le rôle d’Etat en contexte d’économie libérale.

Le terme de « collusion » serait ainsi diffamatoire parce qu’il était question en outre pour ce représentant du chef de l’Etat de calmer la grogne des populations contre un projet d’investissement fut-il privé. Le chef de l’Etat élu détenteur de la souveraineté que lui a concédé le peuple peut en user ou missionner un collaborateur pour le sensibiliser à un endroit du territoire national. C’est ce qui fut fait pour le projet d’hévéaculture du groupe Olam dans la Province du Woleu Ntem, au nord du Gabon.

De la sorte, ni le « bisness », ni la « collusion » entre Liban Soleman et le groupe Olam n’a été prouvé par Marc Ona pour qu’il soit disculpé. Cela augure donc d’un délibéré qui établirait la culpabilité de Marc Ona pour les faits de diffamation. Et le risque est très grand que le tribunal prononce un emprisonnement ferme qui se situerait entre trois mois ( minimum fixé par le code pénal) et un an qui est le maximum fixé par le code pénal et requis par le procureur de la république. Car, avec ses précédents judicaires au temps du ministre de l’intérieur Mba Obame, il n’est pas certain que Marc Ona soit considéré comme délinquant primaire bénéficiaire du sursis.

Mais, il ne serait pas exclu qu’avant le délibéré fixé au 29 mars 2013, les soutiens internationaux de Marc Ona fasse pression sur la république pour éviter que Marc Ona ne séjourne à sans famille (Prison centrale de Libreville). Les supplications ne manqueraient pas : c’est un handicapé moteur ; il est père de famille ; l’image du Gabon serait affectée à l’international ; au nom de la discrimination positive ; l’affaire des bien mal acquis pourrait être réactivée, etc.

Une chose est sûre Marc Ona n’hésitera certainement pas à s’activer en coulisse pour tenter de compromettre à son tour l’indépendance de la justice, fait dont il a dû déjà accuser les pouvoirs publics gabonais au cours de ses envolées verbales passées. Car, si cette indépendance de la justice s’exerce dans ce procès de droit commun, il pourrait bien y avoir emprisonnement ferme. Au cas contraire, on pourrait penser que Marc Ona aura pu, grâce à ses relations à l’étranger, politiser un procès de doit commun tenu au Gabon.

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