oil-gasEngagée dans un conflit avec l’Etat gabonais qui, à travers Gabon oil company, opère désormais son permis Obangué, la compagnie pétroliere à capitaux chinois, Addax Petroleum, conteste la réquisition de ce permis par le gouverneur de la province de l’Ogooué-Maritime et indique que tout ce qui a été publié à ce sujet est inexact.

A travers une déclaration de presse dont Gabonreview a obtenu copie, la direction générale d’Addax Petroleum au Gabon est revenue sur différents articles de presse et reportages l’incriminant à la suite de la visite du ministre en charge du Pétrole, Etienne Ngoubou, sur le site d’Obangué, le 13 mars 2013.

On apprenait effectivement, dans un article du quotidien L’Union, paru le 15 mars et intitulé «Champ pétrolier d’Obangue : fin d’Addax Petroleum et baptême du feu de Gabon Oil company» que la visite d’Etienne Ngoubou sonnait «le glas dans le différend qui oppose l’Etat gabonais à la compagnie Addax Petroleum, détenue à majorité par les Chinois du groupe Sinopec». Le texte spécifiait que «depuis quelques mois, Addax Petroleum est épinglée et reconnue coupable […] de violations graves, flagrantes et répétées des dispositions réglementaires nationales et internationales». Mais aussi qu’Addax Petroleum a fermé le champ Remboué et procédé à divers stratagèmes «pour fermer l’exploitation du pétrole à Obangué (8000 barils jour)» Toutes choses qui ont abouti, le 10 décembre 2012, à la réquisition du site d’Obangué par le gouvernement.

Ce à propos de quoi, à travers son communiqué de presse, Addax Petroleum indique : «Ces déclarations -dans leur intégralité- sont juridiquement infondées et portent gravement atteinte à l’intégrité et à la réputation de l’entreprise.»

Se référant, selon sa propre expression, aux faits et au droit (gabonais et international), la déclaration souligne et précise cinq points : «1) Addax Petroleum NZE inc est une entreprise de droit gabonais, filiale du Groupe Addax Petroleum Corporation et dispose de participations dans cinq contrats d’exploitation et de partage de production, notamment sur le permis Panthere NZE ; 2) Selon le droit, Addax Petroleum est l’opérateur du site Obangué dans le cadre d’un contrat d’exploitation entièrement valide d’un point de vue strictement juridique. La réquisition du site par le Gouverneur de la province de l’Ogooué-Maritime est invalide, tant dans la forme que dans le fond ; 3) Selon le droit, Addax Petroleum n’a jamais fait l’objet d’aucune condamnation pour un quelconque manquement à ses obligations fiscales, techniques ou environnementales ; 4) Conformément à la loi, Addax Petroleum a toujours intégralement rempli ses obligations d’employeur et assuré la rémunération de ses employés en service ; 5) Conformément à la loi et aux règles de son Code de Déontologie, Addax Petroleum a toujours engagé un dialogue ouvert, honnête et transparent avec ses interlocuteurs internes comme externes.»

Alors que la télévision et la presse locale avaient parlé de fin d’Addax Petroleum, cette compagnie qui possede des participations sur les permis de Maghena (92,5 % d’intérêts) et Awoun (40 % d’intérêts), Etame Marin et Kiarsseny, indique qu’elle est «engagée avec les autorités gabonaises, dans un processus de négociation continue dans l’intérêt général, et dans l’intérêt particulier de ses 360 employés.»

De l’avis de nombreux acteurs du secteur pétrolier gabonais, l’entreprise pétrolière gabonaise naissante, Gabon oil company, va se consolider par la cannibalisation d’Addax Petroleum. En effet, la GOC a récemment annoncé le démarrage de son activité de production pétrolière à Obangué, littéralement arraché à Addax le 10 décembre et dont les employés, sur ce permis, sont «les premiers employés de la GOC», selon le quotidien L’Union. Mais, la direction générale d’Addax Petroleum rappelle, dans la déclaration sus citée, «qu’elle n’hésitera pas à faire appel à toutes les juridictions compétentes pour faire valoir ses droits et protéger son intégrité et sa réputation.» Selon Africa Energy Intelligence, une lettre d’information confidentielle, Addax va commencer par attaquer en justice le bureau d’audit du secteur minier Alex Stewart qui a exécuté pour le gouvernement gabonais un audit global du secteur pétrolier. Toutes choses qui n’augurent rien de bon pour le climat des affaires au Gabon.

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