Militaire-Gabonais-640x406Les six militaires gabonais de la Force multinationale de l’Afrique centrale (FOMAC), blessés le samedi 23 mars dernier dans la capitale centrafricaine, Bangui, pendant le raid des rebelles, ont été rapatriés à Libreville le mardi 26 mars au soir.
Des soldats gabonais sur le point de quitter Libreville le 1er janvier 2013 à destination de la Centrafrique © Xavier Bourgois / AFP

Des soldats gabonais sur le point de quitter Libreville le 1er janvier 2013 à destination de la Centrafrique © Xavier Bourgois / AFP

Les derniers jours ont été cruciaux pour le pouvoir de Bangui, obligé de s’est dérobé en moins de 24 heures de combat. Face à la persistance de la Séléka d’investir la ville et le palais de Bangui, la Fomac, présent dans le pays depuis fin décembre 2012, a vu ses hommes subir les foudres des membres de l’armée centrafricaine.

Dans le feu d l’action, un contingent comprenant des Gabonais a subi des tirs à partir d’un hélicoptère. Si au début, il était question de trois Gabonais blessés, ce sont finalement six soldats Gabonais qui ont été rapatriés à Libreville. Ils ont été accueillis à leur arrivée par le ministre de la Défense nationale, Rufin Pacôme Ondzounga. Légèrement blessés, ils ont été conduits à l’hôpital d’instruction des armées Omar Bongo de Libreville où ils ont été admis pour des soins.

Comme d’autres pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) à la fin du mois de décembre 2012, le Gabon avait dépêché en renfort à Bangui, un nouveau contingent de soldats en vue de la sécurisation du processus de paix dans ce pays. En juillet 2012, le retrait des militaires Gabonais en poste à Bangui depuis plus de dix ans avait été annoncé. Mais en janvier 2013, suite à une rencontre tenue un peu avant à Libreville par les ministres des Affaires étrangères de la Cemac qui avaient transformé la Mission de consolidation de la paix en Afrique centrale (Micopax) en force d’interposition, le Gabon s’était résolu à ajouter 120 soldats aux 120 qui étaient déjà en RCA. «Il s’agit d’une mission d’interposition et non pas d’aller combattre qui que ce soit car, nous avons, dans le cadre de la coopération internationale, des engagements supranationaux à honorer», avait alors expliqué le ministre gabonais de la Défense, Rufin Pacôme Ondzounga. Les choses se sont passées autrement.

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