Alain-Claude-Bilié-By-Nzé-lors-de-la-conférence-de-presse-du-29-octobre-20121-353x190Il ne fait plus l’ombre d’un doute, après avoir instruit dernièrement en conseil des ministres le gouvernement à mettre tout en œuvre contre le phénomène des « crimes de sang », la montée au créneau de la Première Dame, Sylvia Bongo Ondimba hier, la question des crimes dits à des fins rituelles vient d’être abordée par le Chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba qui s’est engagé à aller en guerre contre cette pratique du moyen âge.

Après avoir été éclaboussé par l’opposition qui le condamnait de ne pas se prononcer ouvertement sur le problème des crimes dits « rituels », le Président de la République, Ali Bongo Ondimba vient de déclarer la guerre à tous ceux qui ont choisi de tuer. C’est le principal enseignement de la traditionnelle conférence de presse animée vendredi au palais présidentiel de Libreville par le Porte parole de la présidence, Alain Claude Billie Bi Nze.

En effet au cours de cette conférence de presse vendredi, le porte parole de la Présidence a laissé entendre que « des instructions fermes ont été données au ministre de l’Intérieur et sa collègue de la Justice afin que tout soit mis en œuvre sans délai, pour que les coupables soient trouvés et punis conformément à la loi » et ce, quel que soit leur statut social.

« Le président de la République rappelle l’exigence morale, sociale et républicaine de préserver et de respecter la vie », a indiqué Alain Claude Billie Bi Nze.

Cette communication du Porte parole de la présidence s’ajoute aux conclusions du conseil des ministres du 11 avril dernier au cours duquel le Chef de l’Etat s’était insurgé contre cette pratique. Celle-ci intervient peu avant la rencontre entre la Première Dame, Sylvia Bongo Ondimba et les responsables des confessions religieuses, ainsi que ceux de l’Association de Lutte Contre les Crimes Rituels (ALCR).

Selon Alain Claude Billie Bi Nze, le Chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba a souhaité que malgré la présomption d’innocence « face à chaque cas de crimes enregistrés, les enquêtes soient menées, les faits et les preuves établis, les coupables punis » ajoutant par ailleurs que « nul ne doit échapper à la justice. Nul ne doit se croire au dessus de la loi ».

Est-ce la fin de la récréation ? s’interrogent les gabonais. Un rappel à l’ordre à l’endroit de la justice gabonaise taxée de justice à deux vitesses ? D’autant que les populations s’étonnent de ce que certains compatriotes cités dans des affaires dites de crimes de sang et autres dossiers sensibles courent toujours les rues.

Dans tous les cas, les populations attendent désormais que les instructions du Chef de l’Etat se traduisent en actes concrets. Que la justice fasse en sorte que « les coupables, quel que soit leur rang social, leur proximité supposée ou avérée avec telle ou telle autre personnalité publique soient punis avec rigueur qu’impose les crimes commis ».

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